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La Fict s'inquiète de la hausse du prix des pièces de découpe

14 juin 2021 - Elisa Taurin

Dans un communiqué datant du 10 juin, la Fict tire la sonnette d’alarme concernant la situation de crise dans laquelle risquent de se retrouver à nouveau les entreprises de charcuterie traiteur en raison de la flambée du prix des pièces de découpe de porc.

« Une envolée de 29 % du prix du porc depuis le début de l’année 2021 qui se traduit par une forte augmentation du prix de la majorité des pièces de découpe ». Dans un communiqué reçu le 10 juin, la Fédération française des industriels charcutiers traiteurs (Fict) s’inquiétait ainsi de la hausse des cours des pièces de découpe de porcs, intervenant dans un contexte déjà compliqué d’augmentation du coût des emballages et de bilan déflationniste des négations commerciales 2021 (-0,7 % pour les produits frais non laitiers dont fait partie la charcuterie) pour la huitième année consécutive.

Une inflation plus élevée que celle du prix du porc

D’après le syndicat, cette hausse du prix des pièces de découpe s’explique par la demande internationale particulièrement dynamique, la réouverture partielle de la restauration commerciale et la reprise économique en lien direct avec la maîtrise en cours de l’épidémie de la Covid-19. « Compte tenu de l’évolution différenciée des pièces de découpe par rapport au prix du porc, les indices de nombreuses pièces ont augmenté beaucoup plus fortement que le cours du porc au cadran (+ 22,6 %) entre le début de la crise de 2019 et avril 2021 : + 72 % pour le gras, + 37,3 % pour le maigre, + 34 % pour la poitrine », affirme la Fict (voir graphique). Si elle se réjouit pour les éleveurs de l’augmentation du prix du porc, elle tient à rappeler que 75 % de la production porcine française est transformée en charcuterie. « La santé économique des entreprises de charcuterie est importante pour tous les éleveurs et toute la filière », ajoute-t-elle.

Crédit : Fict

Des contrats indexés sur les indices de prix des pièces de découpe

La Fict compte ainsi sur la proposition de loi déposée en avril par le député Besson-Moreau, qui inclut une indexation obligatoire des contrats signés sur les indices d’évolution des prix des matières premières agricoles, pour que les indices de prix des découpes de porc (et pas uniquement le porc entier) soient intégrés dans cette notion de matières premières agricoles, conformément à la réglementation européenne. Elle souhaite également que les indices de l’évolution des cours des découpes de porcs publiés mensuellement par FranceAgriMer et Inaporc soient reconnus par la loi comme les plus pertinents pour les entreprises de charcuterie.

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