Charcuteries : maintien du marché au global mais forte hétérogénéité

14 mai 2020 - Ifip

Après une réduction de l’offre en première partie de crise, avec la fermeture des établissements de restauration et des ralentissements d’approvisionnement, le confinement a provoqué un recul de la demande des consommateurs. En France comme partout ailleurs en Europe, alimenté par une baisse de pouvoir d’achat, dont le niveau reste cependant aujourd’hui difficile à évaluer.

Crédit : Adobe Stock

Les consommateurs ont d’abord stocké par peur de manquer. Puis de nouvelles routines se sont mises en place. La planification des achats, avec la limitation de la mobilité, a modifié la liste de course avec une approche plus rationnelle des achats. Les ménages, contraints à rester dans le même espace, se sont familiarisés à la situation, cuisinent et mangent à la maison.
Dans ce contexte, les achats de charcuterie des ménages français ont progressé en mars (+7,4% / mars 2019). Les résultats sont toutefois contrastés entre le rayon libre-service (+13,1%) et le rayon à la coupe (-10%) qui traduit la désaffection des consommateurs et la fermeture partielle de ces espaces de vente. Les prix restent stables en mars par rapport à janvier et février.
Enfin, en avril, les informations à dire d’expert, indiquent que la croissance en volumes d’achat de la charcuterie libre-service demeure soutenue avec des performances cependant moindres à celles de début mars.
Les entreprises de charcuterie font face à des changements dans leurs débouchés brutaux et hétérogènes, à la hausse comme à la baisse. La question du pouvoir d’achat demeure en outre centrale pour les charcuteries, les ménages modestes représentant environ un tiers des consommateurs.

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