Inaporc interpelle les candidats à la présidence française

28 février 2022 - Rédaction Porc Magazine

L’interprofession Inaporc interpelle les candidats à l’élection présidentielle sur la crise historique que traverse la filière porcine française. Elle propose 9 mesures pour sauvegarder leur filière, répondre à la demande du marché national et continuer à exporter les produits porcins non consommés en France.

Mettre en valeur le modèle d’élevage familial français et de la culture alimentaire qui participent à la dynamique des territoires et à la richesse gastronomique nationale est la 9e mesure.

1/ Réserver aux seuls produits dont la matière première principale est d’origine française le droit d’évoquer la France (drapeau français et/ou référence explicite à l’origine France). Il s’agit de permettre aux consommateurs de faire un choix éclairé favorisant le maintien des produits d’origine française dans leurs assiettes et ainsi renforcer la souveraineté alimentaire du pays. Parallèlement, il convient de prévoir une exception alimentaire aux règles de la Commande publique pour l’achat de produits français en restauration collective afin de soutenir la production issue des territoires français.

2/ Impulser des installations de jeunes éleveurs en filière porcine : aides à l’investissement, simplification administrative.

3/ Arrêter la sur-règlementation par rapport aux autres pays d’Europe, simplifier et accélérer les procédures administratives.
La filière française ne peut pas être compétitive si elle a des contraintes supplémentaires dans un marché européen ouvert. Parallèlement, il convient de soumettre à étude d’impact environnemental et socio-économique les projets d’évolution règlementaire ayant des conséquences significatives sur les activités agricoles.

4/ Renforcer les équipes export de l’État pour assurer une meilleure réactivité de la France sur les marchés internationaux. Pour mémoire, l’export concerne 30 % de la production française et valorise des pièces de découpe non consommées en France (pieds, oreilles, etc.)

5/ Lutter contre la Fièvre Porcine Africaine : mobiliser les pouvoirs publics français et les institutions européennes pour mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires afin d’éviter la propagation de la maladie en France et en Europe (notamment baisse de la densité des sangliers).
Poursuivre le travail de négociation avec les pays tiers et notamment les pays d’Asie pour obtenir des accords de zonage comme avec la Chine.

6/ Objectiver l’information au consommateur. Sur le volet nutrition : prendre en compte la notion de repas complet pour refléter la réalité des pratiques alimentaires : un aliment ne peut pas s’évaluer seul. Il s’agit donc d’améliorer l’approche Nutri-Score® en ce sens. Sur le volet dénomination : réserver aux produits à base de viande leurs appellations traditionnelles.

7/ Baser sur des avis scientifiques publics ou reconnus toute prise de décision concernant la santé publique ou les conditions de bientraitance animale.

8/ Financer des travaux de recherche pour assurer la sécurité sanitaire des produits dans un contexte d’évolution des attentes sociétales, améliorer les conditions d’élevage, valoriser les coproduits dans le cadre de l’économie circulaire et poursuivre le travail sur la neutralité carbone.

9/ Renforcer le dialogue entre les professionnels de la filière porcine et les consommateurs-citoyens.
Mettre en valeur le modèle d’élevage familial français et de la culture alimentaire qui participent grandement à la dynamique des territoires et à la richesse gastronomique nationale.

Source : Communiqué de presse Inaporc

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