Le jeudi 29 juin, pour la première fois, des apports de mâles entiers et immuno-castrés ont eu lieu au marché au cadran (MPB). « Désormais le jeudi, le marché cotera en tenant compte des apports de mâles entiers. Le 7 septembre, nous réunirons une commission paritaire pour faire le point sur ces nouveaux apports », a indiqué François Pot, président du MPB lors de l’assemblée générale du marché du porc breton. Quant aux perspectives de marché, « il y a un manque structurel de porcs par abattoirs avec 20 millions de porcs en moins en l’espace d’un an, c’est un vrai problème de filière, a déclaré Pascal Le Duot, directeur d’Uniporc et du MPB. En France on est à - 7 % à - 8 % de cochons par rapport à 2021 pour autant la consommation ne baisse pas. »
Les prix ont fait le yoyo en 2022
« 2022 a été une année rocambolesque avec des prix faisant le yoyo en raison d’une décapitalisation de la production européenne ce qui n’est pas sans conséquence pour l’année 2023. L’important c’est ce que nous avons réalisé ce jeudi 29 juin : la cotation en tenant compte des mâles entiers, la production est en effet amenée à évoluer et il faut que le mâle entier apparaisse sur le catalogue du marché. » Aujourd’hui plusieurs éleveurs apportant des mâles entiers ont participé à la formation du prix. Après, il faudra « une grille tarifaire transparente tenant compte de la responsabilité de tous c’est indispensable sinon chacun fera ce qu’il voudra », a martelé François Pot. Cette étape a pu voir le jour car elle s’est co-construite avec les abattoirs.