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Biofilm dans les circuits d’eau : le détecter et le décaper efficacement

Le biofilm présent dans les canalisations d’eau d’abreuvement peut encrasser l’ensemble du circuit et héberger des agents pathogènes. Il existe aujourd’hui des indicateurs pour démontrer facilement la présence d’un biofilm en élevage et évaluer l’efficacité de différents protocoles de décapage.
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  • Auteur : Anne Hémonic
biofilm1bis

L’entretien régulier des canalisations d’eau d’abreuvement est une étape clé pour limiter le développement de biofilm et préserver la qualité bactériologique de l’eau, la santé des animaux et l’état d’encrassement des équipements. En effet, le biofilm peut avoir un rôle de réservoir et de diffusion d’antibiorésistance et d’agents pathogènes du porc comme les virus SDRP, PCV2 ou Actinobacillus.

Cette étude, menée par l'Ifip en partenariat avec Porc.Spective et financée par le plan Ecoantibio, a comparé des indicateurs facilement applicables en élevage porcin pour détecter la présence d’un biofilm et évaluer l’efficacité de différents protocoles de décapage. Les essais ont été réalisés sur des circuits d’eau de post-sevrage dans des salles de 30 élevages en Bretagne et en Normandie.

decapage biofilm
Lors du décapage, l'évacuation du biofilm est réalisée par une vanne de purge.
Trois protocoles de décapage de biofilm ont été testés dans dix élevages chacun :
1.    Injection d’eau et d’air sous pression ;
2.    Peroxyde d’hydrogène stabilisé par des chélates d’argent ;
3.    Base-Acide avec un détergent alcalin puis peroxyde d'hydrogène - acide peracétique.