FPA : les éleveurs appelés à renforcer les règles de biosécurité
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- Auteur : Anne-Solveig Aschehoug
Tandis que la colère gronde dans le monde agricole sur la DNC et les mesures prises pour éradiquer cette maladie chez les bovins, l’Association nationale sanitaire porcine (ANSP) alerte les éleveurs de porcs sur la menace du virus de la FPA.
« La France est prise en étau, alerte l’ANSP dans une lettre envoyée à l’ensemble des éleveurs de porcs français, le 18 décembre. La seule solution c’est la biosécurité, martèle-t-elle. En raison du transport du virus FPA par les activités humaines, la maladie peut arriver en France n’importe où et n’importe quand. Tout le territoire français est exposé au même niveau de risque vis-à-vis de ce virus. »
Aussi, l’ANSP indique qu’une crise liée à la FPA entraînerait des conséquences bien plus lourdes que la FCO, la MHE, la DNC ou l’influenza aviaire. En effet, il n’y a pas de vaccin contre la FPA, ce virus peut toucher la faune sauvage puisque les sangliers peuvent être contaminés : la gestion d’une crise sanitaire touchant la faune sauvage est toujours plus complexe et les règles européennes de gestion de la FPA sont beaucoup plus contraignantes que celles des autres maladies actuellement présentes en France. »
Il est donc rappelé aux éleveurs que la seule et la meilleure façon de protéger les animaux d’élevage et les activités : c’est la biosécurité.
L’ANSP souligne qu’avec une bonne biosécurité :
– cela limite les risques de faire entrer le virus de la FPA dans un élevage et cela protège les animaux et l’activité économique de l’élevage ;
– en cas de FPA, si l’élevage est situé dans une zone réglementée, toutes les chances seront du côté de l’éleveur pour maintenir son activité en obtenant des dérogations aux interdictions de mouvements et en préservant les débouchés.
Il est donc recommandé de faire réaliser par un vétérinaire ou technicien un audit Pig Connect Biosécurité.
Les règles à respecter pour une bonne biosécurité
L’Association sanitaire porcine insiste sur les bonnes pratiques de biosécurité à respecter :
– interdiction de nourrir les porcs de l’élevage avec des déchets de cuisine
– empêcher tout contact entre les porcs de l’élevage et les sangliers
– protéger la litière, la paille, les aliments, les matières premières en les rendant inaccessibles aux sangliers
– présence d’un SAS ou local sanitaire correctement implanté dont l’utilisation est obligatoire avant d’entrer dans l’élevage avec changement de tenue, chaussures et lavage des mains
– présence d’une quarantaine correctement implantée et systématiquement utilisée pour toute introduction d’animaux reproducteurs dans l’élevage
– présence et utilisation d’un quai d’embarquement pour le départ des porcs charcutiers
– stockage des cadavres dans des bacs fermés et étanches ou sous des cloches, adaptés situés sur une aire d’équarrissage bétonnée ou stabilisée située en zone publique, éloignée des lieux de vie des autres suidés, des stocks d’aliments et de litière.
Pour en savoir plus, visionnez l’interview en vidéo de Mylène Petit, responsable de l’ANSP, réalisée en mars 2025 et informez-vous en vous connectant sur www.ansporc.fr et relisez les mesures de prévention et de biosécurité sur le site de l’Ifip : biosecurite.ifip.asso.fr/accueil