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Méthanisation : « Défendre une production d’énergie renouvelable décentralisée, au plus près des territoires »

Directrice générale d’Evalor, leader français du traitement des effluents agricoles et premier constructeur breton d’unités de méthanisation, Isabelle Robin s’est confiée sur le contexte énergétique et ses répercussions sur la méthanisation. Une filière qu’elle affirme être très complémentaire de l’élevage mais qui ne fait pas toujours l’unanimité auprès des citoyens.
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  • Auteur : Joshua Daguenet
-Crédits : © DR, avec l'autorisation d'Evalor

Porcmag : En septembre dernier, le gouvernement a annoncé la revalorisation du tarif d’achat du biométhane pour tenir compte de l’inflation. Avez-vous des chiffres clairs à ce sujet ?

Isabelle Robin : Chaque tarif dépend de plusieurs composants, dont par exemple la part d’effluents d’élevage dans la ration ou la puissance de l’installation. Donc, on ne peut donner que des fourchettes car les calculs de tarifs peuvent varier d’un site à l’autre. Cette revalorisation concerne les sites produisant du biométhane, à savoir les sites qui font de l’injection directe de gaz vert dans le réseau et qui ont signé un contrat d’achat après novembre 2020. L’arrêté paru en septembre dernier a réinstauré la prise en compte de l’inflation dans les tarifs d’achat et pour les sites qui nous intéressent – avec effluents d’élevage – cela représente une revalorisation d’environ 10 %.

Le deuxième arrêté du ministère porte sur l’allongement du délai de mise en service des projets pouvant aller jusqu’à 18 mois. Quel était le précédent délai et que va permettre cette seconde mesure ?

Cette seconde mesure est aussi spécifique et ne concerne que les producteurs qui ont signé un contrat d’achat de biométhane avant le 23 mars 2021.