La souveraineté a été l’un des mots les plus entendus au salon de l’Agriculture, le réseau Acta, auquel appartient l’Ifip a insisté sur 2 programmes : Cap Protéines + et Ambition Élevage.
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Auteur : Yanne Boloh
45% des protéines végétales consommées en France sont importées. Outre l'intérêt économique d'accroître l'autonomie en protéines, implanter des légumineuses dans les rotations contribue aussi à diversifier les assolements et à réduire ainsi les intrants et engrais. Ces constats sont déjà anciens et pourtant les choses progressent encore trop peu. C'est l'intérêt du programme de recherche Cap Protéines +,sur 3ans2024-2027, présenté par le réseau des instituts techniques agricoles sur le stand l'Acta, lors du salon de l'Agriculture. "Nous devons rattraper notre retard", a estimé Gilles Robillard, directeur de Terres Inovia, l'institut en charge des oléagineux et protéagineux.
11 stations de recherche, 30lycées agricoles, 175agriculteurs dont 18éleveurs de porcs sont impliqués dans le programme Cap Protéines +.
Ce programme comporte plusieurs volets dont, par exemple, l'impact de semis précoce de féveroles de printemps, aux variétés sans facteurs antinutritionnels pour les monogastriques, qui pourraient être conduites comme les féveroles d'hiver pour pouvoir éviter les stress thermiques (gels). Autre piste, la technologie (décorticage des graines) améliore le taux protéique des tourteaux de colza voire de tournesol et rapprochent leurs caractéristiques de celles d'un tourteau de soja. Idem pour la technologie dite de PEP (pression, extrusion, pression) qui pourrait se déployer sur le terrain.
Pour le porc, Laurent Alibert, ingénieur d'étude expert en alimentation animale à l'Ifip, a rappelé qu'il existe déjà de vraies alternatives au soja pour la Faf, deux points de pois remplaçant...