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À l'EARL de la Chapelle, le bâtiment répond à la pénurie de main-d’œuvre

Les élevages porcins peinent à recruter. Pour autant, une conception d’infrastructures bien réfléchie pourrait pallier en partie cette problématique. En restructurant leur nouveau bloc naissage et la verraterie-gestante, Géraldine Fontaine et Stéphane Litalien souhaitent conduire leur cheptel sans salarié. La limitation des déplacements d’animaux et l’automatisation sont les deux idées directrices de leur projet.
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  • Auteur : Yannick Le Bihan
-Stéphane Litalien et Géraldine Fontaine, tous deux naisseurs-engraisseurs sur des sites différents, regroupent désormais leurs cheptels dans un seul et même bloc de naissage et de verraterie-gestante. Leurs exploitations respectives offrent désormais des places de PS et d’engraissement.

À l’impossible, nul n’est tenu. 240 truies à conduire en cinq bandes, à deux UTH, avec deux semaines de travail intense sur la partie naissage : c’est le challenge que relèvent Géraldine Fontaine et Stéphane Litalien, désormais associés à Sévignac (22). À l’occasion de la journée portes ouvertes de leur nouvel élevage, organisée avec leur groupement Evel’Up et l’ensemble de leurs partenaires, le 26 novembre dernier, les deux producteurs ont expliqué que leur projet, tout juste sorti de terre, devait leur permettre, d’une part, de préserver leur capital santé et d’autre part, de travailler confortablement sans contrainte de recherche de main-d’œuvre. « Stéphane et moi avons chacun un élevage naisseur-engraisseur. Les tâches de travail sont épuisantes et recruter des salariés est devenu une gageure en élevage porcin », explique Géraldine Fontaine. Et d’ajouter : « En élevant un nouveau bloc comprenant deux salles de maternité en liberté et une verraterie où les truies effectueront leur gestation, nous serons en mesure de nous soulager physiquement en limitant les déplacements des animaux et en automatisant la distribution des aliments. Par ailleurs, pour accentuer le confort de travail, la distribution d’aliments est entièrement à sec. L’abreuvement est assuré par un niveau constant dans l’auge. »