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FPA : un exercice dans le département de l’Ain « au cas où »

Premier d’une série qui devrait concerner chaque département de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, l’exercice de discussion organisé par la préfecture de l’Ain en juin dernier a permis de faire un test « grandeur nature » en envisageant un cas de FPA identifié dans la faune sauvage. Le retour d’expérience a montré l’importance d’inclure tous les acteurs du territoire.
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  • Auteur : Yanne Boloh
Sanglier retrouvé mort en forêt.

La préfecture de l’Ain a réalisé un exercice de discussion construit à partir du scénario de la découverte, un dimanche, de 4 cadavres de sangliers dans le pays de Gex, zone limitrophe de la Suisse et de la Franche-Comté. Dans ce scénario, la fédération des chasseurs contacte l’OFB qui, à son tour, contacte la DDPP du département et réalise les prélèvements dès le lundi. Dès le mardi, le laboratoire annonce à l’OFB la suspicion de FPA, qui sera confirmé par le laboratoire national de référence le jeudi. Cela motive la création d’une cellule nationale de crise le même jour. 

À partir de ce scénario, l’exercice consiste à décliner les étapes en commençant par la détermination d’une très large zone dite : zone infectée de faune sauvage (ZIFS). L’objectif est de figer une zone large pendant trois jours dans laquelle sont bloqués tous les mouvements d’animaux. La création d’une zone blanche est même envisageable avec le dépeuplement préventif d’élevages non conformes sur le modèle de ce qui s’est passé en Belgique. La bonne caractérisation de la zone est un point clé : chasse, détenteurs de porcins, abattoirs, établissements de transformation… Et l’exercice montre l’importance de l’actualisation…