Les CRP Bretagne et Pays de la Loire ont organisé une matinée autour de l’attractivité des métiers dans la filière porcine devant un parterre de professeurs et d’étudiants peut-être futurs éleveurs et salariés de demain. Deux éleveurs sont venus témoigner.
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Auteur : Anne-Solveig ASCHEHOUG
Mathias David, salarié en élevage à la SCEA de la Tremblaie (53).
Mathias David est salarié en élevage à la SCEA de la Tremblaie (53), un naissage associatif de 1 000 truies. « Je suis originaire du milieu agricole, mes parents étaient éleveurs de porcs et de bovins. » Après un BTS en gestion forestière et un CS porc en poche, il passe quelques mois en stage au Canada en élevage porcin. Salarié depuis 2011 à la Tremblaie, il est responsable de l’élevage depuis 2016.
« À la Tremblaie, nous travaillons en totale autonomie, je suis en charge de l’organisation du naissage associatif au quotidien. » Comme chez Gaëlle Gautreau, Mathias David insiste sur l’importance de la maîtrise du sanitaire dans la gestion de l’élevage. En tant que responsable, « je participe à toutes les tâches et m’occupe des commandes et des relations avec l’extérieur. On fonctionne sur un planning à la semaine avec un sevrage à 28 jours. » Le naissage associatif compte 6 salles de maternité. Les bâtiments ont 15 ans et sont équipés de cases balances depuis 7 ans, ce qui diminue les pertes en maternité.
Pour favoriser le bien-être au travail, l’élevage a investi depuis 3 ans dans un robot de lavage, « c’est l’équivalent d’un salarié en plus qui travaille jour et nuit ! et cela réalise plus de 75 % du lavage des salles ! » Ils ont également construit une fosse de vaccination dans laquelle une personne peut vacciner seule en une heure, une heure et demi. Et pour gagner encore du temps, l’alimentation est totalement automatisée grâce à un logiciel adapté. Et pour le suivi des résultats GTTT, ils utilisent le logiciel Pig’Up d’Isagri.
Enfin Mathias David conclut : « les salaires dans l’élevage porcin en Pays de Loire sont compris entre 1 500 et 2 500 euros net par mois selon les responsabilités. Par ailleurs les bons résultats de fécondité et les objectifs de taux de pertes sur nés vivants donnent lieu à un intéressement pour chaque salarié qui fait office de 13 e mois. »