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FNP : « Permettez-nous de moderniser nos élevages »

À Angers, la Fédération nationale porcine avait invité la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard a venir clôturer les débats. Elle a assuré les éleveurs de tout son soutien pour « lever les verrous à l’acte de produire et donner de l’air à ceux qui nous nourrissent ».
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  • Auteur : Anne-Solveig Aschehoug

À Angers, en clôture de l’assemblée générale de la FNP, le 13 juin, François Valy, son président, a interpellé la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard : « L’économie est l’un de nos piliers pour rémunérer les éleveurs et leurs salariés et permettre les investissements indispensables pour moderniser nos outils. Les éleveurs de porcs ont toujours été à la pointe de l’innovation. Nous sommes l’un des acteurs agricoles les plus organisés ! Après les années difficiles, la rentabilité et les revenus nous ont permis de couvrir nos coûts de production et l’Observatoire des prix et des marges devrait bientôt le confirmer dans son rapport devant le Parlement. (…) Tout cela renforce notre ambition d’un élevage porcin français prospère et attractif pour les jeunes et les moins jeunes. »

Toutes les demandes de la FNP se sont ainsi résumées en une phrase : « Permettez-nous de moderniser nos élevages et nos pratiques pour relancer la production porcine française, consolider nos filières et restaurer la souveraineté alimentaire du pays. » Des demandes qui s’adressaient aussi bien à la ministre qu’aux instances européennes. 

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, lui a répondu : « Cette rencontre, aujourd’hui, permet de parler de votre quotidien, de votre frustration parfois et surtout de votre savoir-faire et de la place centrale que vous occupez dans la reconquête de la souveraineté alimentaire de notre pays. » Faisant référence à la proposition de loi Duplomb, qui doit passer en Commission mixte paritaire (CMP), le 30 juin prochain, elle a martelé : « Soyez-en sûrs je la défends avec détermination parce qu’elle porte une ambition simple : lever les verrous qui entravent l’acte de produire et redonner de l’air à ceux qui nous nourrissent. Trop souvent, la norme s’éloigne du terrain… »