Alors que l’Efsa vient de remettre son rapport annuel sur la présence de la fièvre porcine africaine en Europe, l’ANSP estime qu’il faut continuer à se mobiliser pour renforcer les mesures de biosécurité en élevage mais également lors des transports d’animaux.
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Auteur : Anne-Solveig ASCHEHOUG
Selon le dernier rapport épidémiologique annuel de l'Efsa, autorité européenne de sécurité des aliments, en 2024, les foyers épidémiques de fièvre porcine africaine (PPA) chez les porcs domestiques dans l’Union européenne ont diminué de 83 % par rapport à 2023 (passant de 1 929 à 333). « Cette baisse est principalement liée à la diminution du nombre de foyers en Roumanie et en Croatie, et elle marque le nombre total annuel de foyers le plus bas dans l'UE depuis 2017 », note le dernier rapport de l’autorité européenne.
« Il s’agit d’un bilan que l’Efsa remet tous les ans, indique Mylène Petit, responsable de l’ANSP, l’association nationale sanitaire porcine . C’est un constat global sur le nombre de foyers en élevages domestiques qui enregistre une forte diminution en Roumanie et en Croatie. Le rapport rappelle aussi que la Suède n’est plus considérée comme un pays. Cela démontre une nouvelle fois qu’il est possible d’éradiquer la maladie, même lorsque celle-ci touche la faune sauvage. »
« Même si le nombre de foyers domestiques touchés est en diminution, nous considérons que la menace de la FPA pèse toujours sur la France , ajoute Mylène Petit. La vigilance reste de mise. Nous continuons à mobiliser l’ensemble des éleveurs de porcs à renforcer les mesures de biosécurité dans leur élevage, de manière la plus optimale possible. »
Renforcer la biosécurité dans les transports
Concernant le rapport de l’Efsa, Mylène Petit reprend : « le nombre de foyers dans la faune sauvage est toujours aussi important en Europe depuis 2022. Il est important pour tous de mettre en place des mesures de biosécurité renforcées en particulier dans les transports. Il ne s’agit pas que du risque « sandwich », un camion mal nettoyé, ou ayant transporté des animaux infectés et ayant mal été désinfecté peut entraîner la diffusion malencontreuse de la FPA. Et les chauffeurs peuvent également transporter le virus sur eux.Restons donc très vigilants. La mobilisation et la collaboration étroite de tous les acteurs dans la mise en œuvre des mesures contre la FPA, en particulier les mesures de biosécurité, en élevage et lors du transport, sont essentielles pour protéger les élevages, la faune sauvage et maintenir le statut indemne de la France. »
De son côté, l’Efsa recommande aux États membres de « concentrer leurs efforts de contrôle et d’effectuer l’échantillonnage systématique des porcs morts dans les zones et aux périodes considérées comme à risque pour garantir une détection précoce de la maladie ».
Lors de l’assemblée générale de la Fefac (fédération européenne des fabricants d’aliments composés pour animaux, le 28 mai, la biosécurité était d’actualité. Pour la fédération, il s’agit d’une responsabilité partagée. Elle est l’affaire de tous : éleveurs, transporteurs, vétérinaires, collecteurs et tout intervenant occasionnel sur les exploitations.