Hongrie : Un foyer de fièvre aphteuse détecté dans un élevage bovin
Après 50 ans, la fièvre aphteuse réapparaît en Hongrie. C’est le 2e foyer de la maladie en peu de temps en Europe après un foyer détecté en Allemagne en janvier.
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Auteur : Anne-Solveig ASCHEHOUG
Le 6 mars, un foyer de fièvre aphteuse a été confirmé par l’Office national de la sécurité de la chaîne alimentaire hongrois (Nébih) dans un élevage de 1 418 bovins dans le nord-ouest de la Hongrie, dans le village de Kisbajcs, à 50 km de la frontière avec l’Autriche et à 2,5 km de la Slovaquie. Le sérotype de la maladie n’a pas encore été identifié.
Le dernier foyer de fièvre aphteuse en Europe a été détecté en Allemagne dans un élevage de buffles début janvier à environ 600 km de ce nouveau foyer hongrois. Pour l’heure, la France est considérée indemne de fièvre aphteuse.
Selon Wahis, la base de données zoosanitaire de référence de l’Organisation mondiale de santé animale (OMSA), un abattage sanitaire a été effectué, une surveillance est appliquée à l’intérieure de la zone de restriction. Les déplacements ont été restreints. Les carcasses, sous-produits et déchets ont été détruits et une surveillance à l’extérieur de la zone de restriction des animaux sauvages est actuellement en cours.
Une enquête épidémiologique est en cours pour déterminer l’origine du foyer.
En France, la DGAL va évaluer le risque et tracer les mouvements d’animaux d’élevage d’espèces sensibles depuis la zone à risque.
Dès le 7 mars, le ministère de l'Agriculture a adressé aux organisations professionnelles porcines ainsi qu'aux vétérinaires un message d'appel à la vigilance suite à l'annonce d'un foyer de fièvre aphteuse en Hongrie. « Chacun est invité à relayer les supports de communication déjà diffusés fin janvier lors de l'épisode de fièvre aphteuse en Allemagne », indiquait le ministère sur les réseaux sociaux le 10 mars.