Les abattoirs québécois font des heures supplémentaires
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Auteur : Emmanuelle Bordon
Pour tenter de résorber le retard pris sur les abattages, plus de 800 salariés d’Olymel ont accepté, le dernier samedi de mai, d’effectuer des heures supplémentaires, afin de réduire le nombre de porcs en attente. Un effort qui a porté ses fruits, puisqu’il a permis aux trois abattoirs concernés (Yamachiche, Saint-Esprit et Ange-Gardien) d’abattre plus de 10 000 porcs et ainsi d’éviter des euthanasies.
Suite à la découverte d’un important foyer épidémique de Covid-19, la société Olymel (Québec) avait dû fermer son abattoir de Yamachiche pendant une quinzaine de jours en avril et, plus généralement, les manques d’effectifs avaient entraîné, au Québec, comme dans beaucoup d’autres pays, un ralentissement des abattages. Une situation amplifiée par le fait que les abattoirs américains, dans la même situation, n’étaient pas en état de prendre le relais.
A ce jour, les installations d’abattage et de découpe de porcs d’Olymel au Québec auraient retrouvé plus de 95 % de leur capacité d’abattage.