Côté céréales, la situation est assez contrastée. Dans le cas du blé, sur le marché européen, le prix s’est établi à 196 €/t, contre 204 €/t en mars, ce repli s’explique par un contexte d’offre encore abondante de fin campagne et la remontée de la parité €/$. Le ministère de l’Agriculture annonce des estimations de surfaces de blé tendre en hausse de 3 % sur un an, à 4,6 Mha. Le maïs a évolué à des prix élevés, car le prix du pétrole entraîne une forte dynamique dans le secteur des biocarburants demandeur, mais la hausse du prix des intrants pose la question de la rentabilité de cette production avec un repli des surfaces attendu de l’ordre de 10 à 15 % en Europe. Une inquiétude qui soutient les prix européens à 210 €/t en avril. Le complexe soja est resté soutenu face à la grande fermeté des prix des huiles végétales (soja et palme) soutenus par la demande du secteur des biocarburants. À Chicago, le prix du tourteau de soja s’est échangé à 304 €/t en hausse de 10 % comparé à janvier. Sur le marché français, il s’est échangé à 380 €/t, contre 337 €/t en janvier. Dans les mois à venir, le point de vigilance sera l’évolution du conflit, qui affecte surtout les marchés du maïs et du soja. Pour le blé, par répercussion des prix de l’énergie et des intrants élevés, les conséquences pourraient être lourdes à la récolte et au moment des semis à l’automne.