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Autovaccination Streptococcus suis : les facteurs à maîtriser pour réduire les échecs

Les autovaccins utilisés pour lutter contre le Streptococcus suis présentent des résultats variables en terme de succès. Leur action semble altérée par certaines conduites d’élevages. Morgane Rémond, vétérinaire Epidalis du réseau Cristal, détaille les points sur lesquels il faut être vigilant pour lutter efficacement contre ce germe.
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  • Auteur : Elisa Taurin
-Crédit : Adobe Stock

Le Streptococcus suis a la dent dure ! En effet, le germe réussi régulièrement à passer entre les mailles des autovaccins pratiqués par les éleveurs sur leur cheptel. Face à la problématique, Morgane Rémond, vétérinaire Epidalis du réseau Cristal a réalisé une étude tendant à démontrer qu’un contexte d’élevage favorable augmenterait les probabilités de réussite dans la lutte contre le Streptococcus suis . L’intervention de la vétérinaire, au cours du forum Alterbiotique organisé par le Réseau Cristal le 2 février 2021, s’est focalisée sur les difficultés et les  facteurs de réussite de la stratégie vaccinale sur les truies et cochettes face au risque d’infection.

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Morgane Rémond, vétérinaire Epidalis
Se basant sur ses essais réalisés dans douze élevages pratiquant l’autovaccination, Morgane Rémond a constaté que le succès n’apparaissait que dans 50 % des cas. Dans l’autre moitié, les éleveurs ont dû recourir aux antibiotiques associés à des anti-inflammatoires, pour lutter contre les effets du Streptococcus suis , à savoir des méningites, des morts subites ou encore des arthrites sur les porcelets en post sevrage. Certains points de vigilance permettraient cependant d’optimiser la pratique autovaccinale et de limiter les pertes.