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Axiom / Choice : l'interview de Guillaume Naveau

Le 20 décembre dernier Axiom faisait l’acquisition de la société Pen ar Lan qui détenait les activités de Choice France, Choice Brésil et Choice Pologne. Il s’agit d’une acquisition de titre majoritaire : demeurent actionnaires des coopératives telles que Evel'Up (qui est aussi actionnaire du groupe Axiom), Porélia, Elpor, Sérétal et ADM. Le point avec Guillaume Naveau , le directeur général du Groupe Axiom .
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Françoise Foucher
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Dans quel contexte avez-vous réalisé cette acquisition ?
Guillaume Naveau : « Dans un contexte de restructuration globale de la filière porcine et après une année 2022 particulièrement difficile pour les sociétés de génétique. Nous avons dû faire face aux conséquences de la guerre en Ukraine qui a impacté le commerce vers l’Asie en rendant le fret aérien très complexe à gérer. Cette complexité a affecté tout le monde, et particulièrement des sociétés comme les nôtres qui exportons des reproducteurs vivants. Au plus fort de ces perturbations, le coût du fret aérien avait été multiplié par 3. Heureusement depuis, des solutions ont été trouvées et la situation s’est détendue. L’année 2023 a été bonne pour Axiom et 2024 s’annonce excellente. »

L’évolution de la production porcine en France et dans le monde entre-t-elle dans l’équation ?
« L’autre élément de contexte à prendre en compte est la forte décapitalisation à laquelle nous faisons face. Avant même la guerre en Ukraine, la flambée des matières premières avait mis les élevages en difficulté pas seulement en France, mais dans l’Europe et l’ensemble du monde ; certaines zones étant en plus touchées par la peste porcine entraînant des reculs parfois très forts de production. C’est une tendance qui n’affecte pas seulement la production de charcutiers, mais aussi les cheptels reproducteurs qui souffrent d’une réelle décapitalisation : l’amélioration de la productivité explique que le nombre de porcs produits baisse moins vite que le nombre de truies. Nous, en tant que vendeur de reproducteurs, nous subissons cette décapitalisation plus fortement encore. »

En quoi ce rachat de Choice répond-il à ce contexte ?
« Parce que l’international est essentiel pour une société de génétique aujourd’hui. On ne peut plus être sur un marché ne serait-ce qu’européen : le volume n’est plus suffisant. Pour faire du progrès génétique, il faut des tailles de population importantes et des animaux testés dans des conditions d’élevage variées. D’autre part, les technologies sont de plus en plus innovantes en génétique… et de plus en plus coûteuses. Pour supporter cela, il n’y a pas d’autre solution que de massifier les coûts. Ce qui ne peut se faire qu’à l’échelle internationale donc. »

Et en cela le positionnement de Choice est une carte maîtresse dans le nouveau jeu d’Axiom ?

Comment vont s’organiser les marchés français et internationaux dans cette nouvelle configuration du groupe Axiom ?

Et par quelles autres voies pourrait donc se transmettre le progrès génétique ?

Vous pensez que l’insémination artificielle est une technique qui appartient déjà au passé ?

Êtes-vous en train d’annoncer que vous allez racheter des centres d’insémination ?

Que vont devenir les produits Choice et Axiom, verrats et cochettes, dans cette nouvelle configuration ?

Comment cela va-t-il se passer ? Comment « mélange-t-on » les gènes de 2 schémas génétiques ?

Quel sera le bénéfice de cette opération pour les éleveurs français ?

Votre objectif sur le marché français est-il compatible avec vos objectifs sur le marché international ?

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