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[Dossier Ambiance 1] Lisiothermie: trois exemples de récupération des calories du lisier

La SCEA Denieul à Piacé (72), le Gaec Bernard à Mellac (29) et le Gaec de Kerascot à Plouarzel ont fait le choix de la lisiothermie. La récupération des calories du lisier est associée à plusieurs stratégies énergétiques : pompe à chaleur, caillebotis chauffants ou couverture de fosse associée à une valorisation du biogaz.
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  • Auteur : Françoise Foucher et Anne-Solveig ASCHEHOUG
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« Il y a une différence de température entre des lisiers de PS et d’engraissement, admet Gilles Houzé, responsable commercial Asserva qui a mis en œuvre l’équipement, mais comme ici les salles sont dans la longueur, la chaleur récupérée par le fluide des tuyaux est homogène. » En moyenne, il compte 2,5 W récupérés par m 2 de fond de fosse. Les tuyaux sont organisés en aller-retour ou en boucles qui garantissent un débit uniforme de chaleur. La chaleur que l’eau a acquise en circulant dans les dalles sous les lisiers doit ensuite être restituée à la bonne température dans un autre circuit de fluide qui court lui vers les 80 nids de la maternité et les caillebotis chauffants des 2 300 places de PS. Pour cela le fluide va passer à travers une pompe à chaleur dont le rôle est d’assurer le transfert de calories – ici le modèle Geothermik installé par Asserva. « L’eau est d’abord stockée dans un ballon inox, dimensionné pour les besoins de la pompe à chaleur, explique Gilles Houzé, ici 260 l. Le besoin de chaleur est de 24 kW en maternité, à raison de 300 W/plaque, et 46 kW en PS, soit 20 W/porcelet. C’est un besoin théorique car tous les équipements ne sont pas à leur maximum en permanence. » La pompe à chaleur installée a la capacité à restituer 70 kW. L’objectif est de sortir de l’eau à 55 °C de la pompe à chaleur. « Ici pas besoin de chauffer davantage vu le choix technique qui a été fait enPS d’installer des caillebotis chauffants. »

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