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Reproducteurs Axiom : un vol aller simple, destination la Chine

Les 10 et 11 mars derniers, 2 000 cochons femelles et mâles issus de la sélection Axiom sont montés à bord de deux avions cargos à destination de la province de Shanxi en Chine. Porcmag s’est rendu à l’aéroport Brest Bretagne (29) pour découvrir le parcours atypique de ces animaux.
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  • Auteur : Elisa Taurin
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Parés au décollage ? Si les Français ne peuvent plus monter dans un avion à destination de la Chine depuis fin janvier en raison de la pandémie de Covid-19, ce n’est pas le cas pour les cochons. En témoigne l’export de 2 000 porcs issus d’élevages de sélection français réalisé vers ce pays par Axiom les 10 et 11 mars derniers, au départ de l’aéroport Brest Bretagne (29). Et ce ne sont pas les seuls qui partiront en 2020. « Habituellement, nous exportons entre 1 000 et 3 000 cochons par an vers la Chine. En 2020, nous allons en expédier au moins 10 000. Il s’agit du premier marché à l’export pour Axiom cette année, le plus intéressant en termes de volume et de chiffre d’affaires [n.d.l.r. : CA] pour l’entreprise actuellement. Le prix de vente d’une cochette à l’export peut aller jusqu’à dix fois celui d’un porc charcutier vendu à l’abattoir. Cette commande de 2 000 animaux représente un CA de quelques millions d’euros pour Axiom, donc elle est importante pour l’entreprise et les éleveurs qui participent aux exportations », annonce Marie Pushparajalingam, directrice du développement international chez Axiom.

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Marie Pushparajalingam, directrice développement international Axiom
Et d’expliquer : « La situation du pays vis-à-vis de la peste porcine africaine a augmenté considérablement les quantités de porcs exportées. Les Chinois ont perdu 50% de leur production, ce qui représente 25% de la production mondiale. Dans un premier temps, ils ont importé de la viande de porc du monde entier pour subvenir à leurs besoins. En parallèle, comme ils ne possèdent pas leur propre génétique, ils se sont tournés vers des entreprises telles qu’Axiom pour acheter des reproducteurs afin de peupler et/ou repeupler des élevages de sélection et ainsi reconstruire leurs cheptels. A présent, ils essayent aussi de se structurer, de reconstruire leur filière en prenant en compte la biosécurité au niveau de la production, élément qui leur a fait défaut par le passé ».

Un protocole strict

Mais faire passer les animaux d’un élevage de sélection français à un élevage de sélection chinois ne se fait pas en un claquement de doigts, loin de là !