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Santé : Pas une minute à perdre avec les cochettes !

Sur le plan sanitaire, intégrer des cochettes dans un élevage de production doit pouvoir se faire rapidement et sans encombre, à condition de connaître à la fois le statut de l’élevage d’origine et de celui d’arrivée. Dominique Marchand, vétérinaire Epidalis, nous indique la marche à suivre.
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Elisa Taurin
Dominique marchand
Dominique Marchand, vétérinaire Epidalis.
Tout faire pour que les cochettes accueillies acquièrent rapidement le statut sanitaire de l’élevage de production. Tel est l’objectif de l’éleveur et de son vétérinaire. « Au préalable, il est important de préciser que le sanitaire est rarement la première raison pour laquelle l’éleveur choisit une cochette. Il fait d’abord le choix d’un type génétique , débute Dominique Marchand, vétérinaire Epidalis. Mais si l’on considère l’aspect sanitaire, deux stratégies existent quant à l’intégration des animaux. Soit l’éleveur souhaite stabiliser ou éradiquer une maladie (ex : SDRP, mycoplasme) et fait entrer des cochettes négatives vis-à-vis de celle-ci. A court terme, cela peut déstabiliser quelque peu le sanitaire de l’élevage, car les animaux sains sont plus fragiles. Mais à long terme, cela fonctionne. Soit l’éleveur a simplement une stratégie d’accueil, auquel cas on tentera de faire coller au mieux les statuts sanitaires des élevages de départ et d’arrivée. » La connaissance de ces deux statuts est donc essentielle pour permettre au vétérinaire de conseiller à l’éleveur un plan de vaccination et de contamination des cochettes adéquat. Tout comme ce dernier doit être informé de la réalisation par le multiplicateur de vaccins sur les futures reproductrices.

Une quarantaine au carré

Avant même de parler du management de la quarantaine, Dominique Marchand insiste sur l’importance de sa simple existence : « L’arrêté biosécurité de 2018 oblige les éleveurs à posséder un local spécifique, avec une séparation de l’air et du lisier vis-à-vis des autres salles de l’élevage et la présence d’un quai dédié. Conduire cette salle en tout plein tout vide, la laver, la désinfecter, la laisser sécher et la chauffer selon la saison avant réception des cochettes sont des éléments importants. Durant la période d’observation, le personnel doit également respecter certaines règles de biosécurité » . Cela étant dit, le vétérinaire explique que