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Alimentation : Un programme spécifique pour une cochette de compet’

La cochette a des besoins spécifiques, alliant croissance modérée et production, qui nécessitent une alimentation particulière. Nathalie Quiniou, ingénieure nutrition à l’Ifip, développe ce que pourrait être aujourd’hui la conduite alimentaire optimale de la jeune reproductrice. Un schéma à s’approprier en fonction des équipements disponibles sur l’élevage !
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  • Auteur : Elisa Taurin
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nathalie_quiniou
Nathalie Quiniou, ingénieure nutrition à l'Ifip
Ni un porc charcutier, ni une truie comme les autres. Tout commence donc dès la période de croissance (30-110 kg). Une phase qui concerne généralement les multiplicateurs, mais aussi les éleveurs pratiquant l’auto-renouvellement. Nathalie Quiniou, ingénieure nutrition à l’Ifip, conseille de viser un GMQ de 650-700 g/j : « En dessous de 550 g/j de croissance, la cochette risque des problèmes de reproduction par la suite. Et au-delà de 800 g/j, ce sont des soucis d’aplombs qui peuvent apparaître. L’aliment ‘‘croissance’’ doit donc être moins riche en acides aminés que pour un porc charcutier, mais renforcé en minéraux » (voir tableau ci-dessous). Ensuite, en quarantaine (110-140 kg), le gain de poids optimal à rechercher est de 600-650 g/j. Si les cochettes y entrent à moins de 100-110 kg, on peut les pousser un peu plus. « Le type d’aliment distribué pendant la quarantaine dépend de leur état. Si celui-ci est bon, on peut utiliser un mélange d’aliment de gestation et de lactation. Par contre, si on veut les récupérer un peu, il vaut mieux apporter l’aliment pour truie allaitante » , précise Nathalie Quiniou. Un rationnement aux alentours de 2,4 kg/j doit pouvoir convenir. Il n’y a pas de présentation spécifique d’aliment conseillée, il faut simplement veiller à la bonne adaptation des cochettes si celle-ci change. « De la même façon, dans le cas où les truies gestantes sont alimentées avec des distributeurs automatiques de concentrés (Dac), l’idéal est de disposer d’un Dac pour les cochettes en quarantaine et/ou en fin de pré-troupeau avant l’IA, pour les habituer à ce système. Un accompagnement est à réaliser afin qu’elles ne soient pas perdues quand elles seront ensuite placées en groupe en salle gestante. Tout comme il faut veiller à leur adaptation à chaque stade (ex : entrée en maternité) » , ajoute-t-elle.
tableau alimentation cochette