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[Dossier Fibres 2] Sous l’œil du microscope, au cœur de la fibre

Dans un aliment ou dans une matière première, tout ce qui n’est ni protéine, ni humidité, ni amidon, ni sucres, ni matières minérales est considéré comme « résidu fibreux ». Ce qui représente finalement une grande proportion de la ration d’un cochon !
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Françoise Foucher
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Avec Paul Barneron, nutritionniste spécialisé en porc au sein de la firme-services MG2Mix

« Il y a des fibres dans toutes les matières premières végétales… Une partie de notre métier est de les caractériser, c’est-à-dire les décrire le plus précisément possible », explique Paul Barneron, nutritionniste spécialisé en porc au sein de la firme-services MG2Mix.

Des constituants variés

« La cellulose est la seule valeur analytique qui doit être réglementairement affichée sur l’étiquette », révèle-t-il. Elle est obtenue à l’aide d’une analyse chimique dite gravimétrique, peu onéreuse et facile à maîtriser. « Mais la cellulose ne suffit pas à décrire une fibre, car elle n’en caractérise qu’une petite portion, décrit le spécialiste. À côté, il y a des constituants comme la lignine, les pectines, les hémicelluloses, les bêtaglucanes… » Les nutritionnistes caractérisent donc les NDF les fibres solubles dans un détergent neutre, les ADF celles solubles dans un détergent acide et l’ADL la lignine. « Ces analyses nécessitent de recourir à des méthodes chimiques, plus complexes et onéreuses. Elles déterminent la teneur en cellulose, hémi-cellullose et lignine, trois paramètres qui donnent déjà une idée plus précise de la teneur en fibre d’un aliment ou d’une matière première. Disons que la cellulose c’est un zoom et qu’avec les NDF, ADF et ADL on a une vision plus large… mais ce n’est pas encore la photo complète ! », illustre Paul Barneron...