Brésil : la production porcine et l’export progressent
Alors que la signature de l’accord UE-Mercosur est reportée d’un mois, le Brésil poursuit sa progression. Revue de détail selon les prévisions de l’ABPA.
Publié :
Modifié :
Auteur : Anne-Solveig Aschehoug
Selon les dernières données de l’association brésilienne de la nutrition animale (ABPA), la production porcine du pays continue de progresser à vitesse grand V. En 2025, la prévision de production 2025 devrait atteindre les 5,42 Mt en hausse de 2,2 % sur un an, marquant ainsi la 8e année de progression en volume de la production. Sur le seul premier semestre 2025, l’abattage a ainsi progressé de 2,5 %.
Le coût moins élevé de l’aliment et les prix fermes ont amélioré les mages incitant les éleveurs à continuer à investir dans leurs élevages.
La forte demande intérieure et les marchés à l’export ont fait grimper les prix. La dernière étude sur le bétail porcin indique ainsi que le cheptel truie a progressé en 2025 à 5 millions de têtes, soit + 0,6 %, un record pour le Brésil.
Cette tendance devrait se poursuivre en 2026, la production de viande porcine devrait en effet atteindre un niveau record à 5,6 Mt, en 2025, soit une progression de 2,4 % sur un an.
Côté exportations, de janvier à septembre 2025, les volumes de viande porcine exportés ont atteint 1,2 Mt soit 164 000 tonnes de plus qu’en 2024. Depuis 2019, les exportations de viande porcine brésiliennes ont quasiment doublé en volume. Par ailleurs, la baisse des coûts de production fait du Brésil un concurrent de poids sur le marché porcin mondial, ce qui fait progresser la demande à l’export, une demande qui progresse aussi avec l’effet de la dévaluation de la monnaie.
Selon l’ABPA, les prévisions d’exportations en volumes pour 2025 devraient atteindre 1,45 Mt soit 7,2 % de plus qu’en 2024, plaçant ainsi le Brésil en bonne voie pour rafler la 3e place sur le marché mondial au Canada. En 2025, les Philippines ont dépassé la Chine en tant qu’acheteur de porc brésilien avec des volumes en progression de 73 % sur un an à 113 000 tonnes.