Cooperl et Inaporc répondent aux attaques de L214
- Publié :
- Modifié :
- Auteur : Anne-Solveig Aschehoug
Cooperl a réagi par voie de communiqué suite à la diffusion de la vidéo de L214 tournée illégalement : " En ciblant symboliquement symboliquement le Président de la Cooperl, L214 essaye de mettre à mal la politique ambitieuse développée par notre coopérative en matière de durabilité. À travers cette attaque, lʼassociation veut imposer un modèle dʼélevage sans avenir économique, constituant une menace aux enjeux de la souveraineté alimentaire et au maintien des agriculteurs dans leurs territoires. Le bien-être animal est au cœur de notre stratégie depuis plus de 20 ans (...). Cooperl dénonce les méthodes de L214 dont la finalité vise à discréditer les éleveurs et à imposer un modèle non viable, entraînant la disparition de lʼélevage français et lʼaffaiblissement de notre souveraineté alimentaire. Les exigences de L214, si elles étaient appliquées à l'ensemble de la production porcine française, augmenteraient de 40 % les coûts de production pour lʼéleveur, et en conséquence le prix pour le consommateur. Au-delà du bien-être animal, Cooperl construit un modèle de production plus durable fondé sur :
• un schéma dʼéconomie circulaire par la production dʼénergies renouvelables à partir des effluents dʼélevage,
• la décarbonation avec lʼévolution de lʼélevage pour atteindre un niveau faiblement émetteur en carbone. Les éleveurs Cooperl ont déjà réduit leurs émissions de gaz à effet de serre de 8,6 % par rapport au porc conventionnel moyen français ", reprend le communiqué en date du 26 novembre.
Dès le 27 novembre, l'interprofession nationale porcine Inaporc a indiqué dans son communiqué : " À moins d'un mois de la fin de l'année, L214 est en pleine campagne d'appel aux dons. C'est donc le moment que cette association d'activistes végans a choisi pour stigmatiser la filière du porc français, prétexte à favoriser sa collecte de fonds pour financer ses actions de désinformation. En effet, aucune non-conformité n'a été constatée par la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) qui a déjà diligenté un contrôle dans l'un des deux élevages visés par l'association. L'Interprofession Inaporc tient à afficher sa solidarité envers les éleveurs de la coopérative visée et condamne fermement cette action militante visant à semer le trouble chez les consommateurs. Inaporc dénonce une nouvelle fois les pratiques malhonnêtes de L214, qui diffuse des images mises en scène et sorties de leur contexte, ne reflétant en rien la réalité des élevages de porcs en France dans le but de manipuler l'opinion. N'oublions pas que le véritable objectif de ces militants végans n'est pas le bien-être animal, mais bien l'arrêt de l'élevage, de la consommation de viande et de l'utilisation des produits animaux. Un objectif assumé puisque L214 dit viser une baisse drastique des ventes des protéines animales pour atteindre 60 % de protéines végétales vendues d'ici 2030. Les éleveurs de porcs français rappellent avec fermeté qu'ils sont déjà engagés de longue date en faveur de la bientraitance de leurs animaux et que les réglementations européennes et françaises sont parmi les plus strictes du monde. La filière s'est de plus engagée de façon volontaire dans une démarche de responsabilité sociétale incluant un pilier bientraitance animale : " Demain Le Porc " et appelle au soutien de ces actions dans le domaine et à l'arrêt des pratiques de harcèlement dont elle est victime. La filière ne peut plus supporter cet acharnement injustifié contre les éleveurs. L'enjeu est de continuer à produire une viande de qualité pour répondre à la demande des consommateurs et aux attentes sociétales tout en contribuant à la souveraineté alimentaire du pays dans un contexte économique et géopolitique qui nous l'impose plus que jamais."