Covid-19. Plus de 1 000 cas détectés dans un abattoir allemand
Plus d'un millier de salariés d’un des plus grands abattoirs d’Allemagne et d’Europe a été testé positif au Covid-19 en fin de semaine dernière. Des conséquences pour le marché porcin sont à craindre.
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Auteur : Claire Walbecque
Plus de 1 000 salariés testés positifs au covid-19 ! L’outil de Rheda-Wiedenbrück de l’industriel allemand Tönnies Fleisch se révèle être un important cluster de contamination de la maladie. Il s’agit d’un des plus grands sites d’abattage et de transformation d’Europe, avec plus de 20 000 porcs abattus et plus du double de carcasses transformées chaque jour. L’épidémie a été signalée pour la première fois mercredi 17 juin, lorsque 400 travailleurs ont été testés positifs. Ce chiffre s’élevait à 1 029 samedi 20 juin.
L’armée en renfort
D’une surface équivalente à 55 terrains de football, ce site accueille près de 6 500 employés. Tous les employés infectés travaillant dans l'usine, ainsi que ceux avec lesquels ils étaient en contact, ont dû être mis en quarantaine. Cette quarantaine s’applique également à toute personne qui travaille dans les locaux de l’abattoir et qui n’a pas encore été testée. Près de 7 000 personnes seraient ainsi concernées par cette mesure. Le foyer est tellement important que l'armée a été dépêchée en renfort.
Vue aérienne du site d'abattage et de transformation de Rheda-Wiedenbrück de l’industriel allemand Tönnies Fleisch.
L’usine bientôt à l’arrêt ?
L'usine devrait continuer de tourner pendant quelques jours, le temps d'abattre et de transformer les animaux qui s'y trouvent encore. Mais les cadences ont été ralenties et le nombre des employés présents sur les chaînes de production a été limité au strict minimum. Nul doute que cela aura des répercussions sur le marché porcin allemand. Des retards d’enlèvements, mais aussi des pénuries et des hausses de prix dans les magasins sont à craindre.
Le mois dernier, l’entreprise avait déjà connu un foyer de contamination, bien que plus réduit. Celle-ci avait alors été critiquée pour les conditions de travail imposées aux employés, en grande partie des travailleurs étrangers venant de Bulgarie et de Roumanie. Un projet de loi visant à interdire le travail détaché dans le pays (cf article ) avait même émergé suite à la polémique. Mais, la grande inconnue est de savoir quand cette situation sera réellement sous contrôle, tant le nombre de personnes potentiellement contaminées est colossal.