Aller au contenu principal

"Ne pas porter plainte, c'est les laisser continuer!"

C’est avec sa casquette de président du CDMP(1) que François Valy revient sur les intrusions en élevage et son rôle dans la gestion de ces crises. Il nous raconte les sentiments qu’éprouvent les éleveurs qui en sont victimes et milite pour qu’une plainte soit systématiquement déposée.
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Estelle POLETTE DE OLIVEIRA
-

Porcmag :  Au niveau national, comment la filière accompagne-t-elle les éleveurs victimes d’intrusion  dans leur élevage ? François Valy. C’est le CDMP qui centralise aujourd’hui toutes les remontées d’informations sur les  intrusions. Nous avons mis en place ce système avec les interprofessions régionales en lien avec le réseau syndical et les organisations de producteurs. Lorsque nous sommes informés d’un nouveau cas d’intrusion, notre protocole s’articule en trois étapes. La première est d’appeler les éleveurs. D’une   part pour les rassurer et d’autre part pour prendre note des détails de l’intrusion : y a-t-il eu effraction? Les militants ont-ils été vus ? Etc.

PM. Quel est le sentiment des éleveurs lors de cet appel ?
F.V. A chaque intrusion, c’est-à-dire presque chaque semaine, nous découvrons des images sur les  réseaux sociaux, sans parler des appels de journalistes. Rappelons que ces intrusions sont complètement illégales. Évidemment, elles sont mal vécues par les éleveurs. Lorsque je les appelle, je ressens leur mal-être.