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Journée technique Airfaf – Pioneer : les clés pour un maïs grain réussi

Le 3 décembre dernier, les éleveurs Fafeurs des Pays de la Loire se sont réunis à Beaupréau (49) pour une journée technique Airfaf, organisée en partenariat avec Pioneer sur le thème du maïs grain humide. Au menu : comment sécuriser sa culture de maïs et points de contrôle d’un silo de maïs grain broyé.
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  • Modifié :
  • Auteur : Elisa Taurin
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Lors de la journée technique co-organisée par Airfaf Pays de la Loire et Pioneer le 3 décembre dernier, Adeline Vendé, agro-nutritionniste chez Pioneer, a notamment rappelé aux éleveurs présents les leviers permettant de sécuriser sa culture de maïs et donc le rendement et la qualité de celle-ci.

Le semis, une étape clé

« Tout débute au semis, puisque 40 % du rendement se joue dès ce moment », a indiqué Adeline Vendé. Selon elle, concernant la date, il est primordial de sortir de la logique calendaire. Les critères importants à regarder sont plutôt ceux tels que le ressuyage, la température du sol ou encore la fenêtre météo sans pluie. La densité de semis doit être adaptée en fonction de la disponibilité en eau, de l’objectif de la parcelle, du risque de perte à la levée, du choix de l’hybride… La note de germination étant de 90 %, il faut compter 5 à 10 % de perte lors du semis. De manière générale, la densité de semis aurait tendance à diminuer ces dernières années.

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Adeline Vendé, agro-nutritionniste chez Pioneer
Pour assurer une bonne levée, il est important que le grain de maïs ait un bon contact avec le sol afin de gonfler correctement. Pour cela, Adeline Vendé conseille de réaliser le semis à une profondeur de 3,5 à 4 cm. Un semi trop superficiel risque d’entrainer des problèmes d’imbibition de la graine et des dégâts par les oiseaux, alors qu’un semis trop profond asphyxiera la graine, entraînant des problèmes de levée. Par ailleurs, la vitesse de semi conseillée se situe autour de 6,5 à 7 km/h (semoir à disques). Au-delà, le semis ne sera pas homogène. Ainsi, l’objectif est d’obtenir une levée rapide et homogène. « 15 % de plants levant en retard entraînent 6 % de perte de rendement », commente Adeline Vendé.