Mâle entier : un choix dicté par le temps de travail pour Anthony Heinry
Depuis quelques mois, Anthony Heinry a décidé d'arrêter de castrer, une charge de travail en moins pour l'éleveur. C'est une piste aussi pour aller chercher de la plus-value.
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Auteur : Françoise Foucher
Chez Anthony Heinry, à l'EARL la Linelière, à Boistrudan (35) (voir l'article paru dans le numéro 577 de Porcmag ), n’ayant pas encore réalisé les aménagements qui lui permettraient d’accueillir un salarié sereinement, Anthony Heinry est toujours seul à mener son élevage de 190 truies, en génétique DanBred (truie et Duroc). Il continue à rechercher la moindre optimisation de son temps de travail. Il y a quelques mois, il a décidé d’arrêter de castrer : « C’est une grosse charge de travail en moins : castrer 200 cochons me prenait 3 à 4 h, renouvelé 17 fois dans l’année. Encore plus avec le nouveau protocole impliquant l’anesthésie. L’arrêt de la castration est aussi une piste pour aller chercher de la plus-value. » Son groupement GRPPO s’est donc assuré de la possibilité de valoriser du mâle entier. Alexandre Cauchard , technicien Seretal : « Notre mission est d’accompagner les éleveurs dans leurs choix. Si le mâle entier lui semble adapté, à nous de sécuriser son débouché. » Les premières naissances ont eu lieu en mars. 6 bandes ont depuis été abattues. « Sans conduite particulière, admet l’éleveur. Pas de changement d’alimentation, pas d’attention particulière… J’ai simplement le sentiment, qu’ils sont plus sociables : j’ai moins de mal à les faire sortir au moment de l’enlèvement. »
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