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Un probiotique pour améliorer l’ingéré à ajouter dans la présoupe

Martin Chéreau est éleveur porcin à Téillé dans la Sarthe. Il a investi pour valoriser davantage les coproduits. Pour améliorer l’ingéré de ses porcs à l’engrais, il ajoute dans sa présoupe deux fois par jour un probiotique composé de bactéries lactiques.
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  • Auteur : Anne-Solveig Aschehoug
Martin Chéreau verse le probiotique directement dans la cuve de présoupe

Installé depuis 2019, à Teillé (72), Martin Chéreau a investi très vite dans une cellule à blé pour valoriser au mieux sa production tout en gagnant du lien au sol. Il a aussi choisi de mettre en place un système d’alimentation de précision et de distribution de soupe pour ses porcs à l’engrais et ses truies gestantes. Le coût alimentaire représente en effet 65-70 % du coût de production, «pour être dans la gamme, il faut se focaliser sur le coût alimentaire et la technique afin de réduire l’indice de consommation, c’est-à-dire améliorer les performances. Pour limiter ce coût alimentaire, j’ai investi dans une cellule à blé. Et j’ai augmenté ma capacité de stockage de lactosérum, qui faisait déjà partie des coproduits de l’élevage, grâce à un approvisionnement en provenance de l’usine Yoplait du Mans. De la crème de pois et du soluble de blé viennent compléter l’alimentation de mes porcs, ce qui me permet de réduire le coût de protéine. »

«J’ai aussi modifié le système de présoupe, en installant un broyeur qui transforme le blé en farine, en amont de la cuve, reprend-il. Il est par la suite mélangé au maïs broyé, auquel on ajoute de l’eau et une dose de Bactocell, un probiotique, à raison de 1 kg par tonne d’aliment fini. Ce mélange ainsi formé sera par la suite…