Dépenses de santé : Une baisse de 9 % dans les élevages français
L’étude annuelle menée par l’Ifip sur les données GTE montre une diminution significative des dépenses de santé entre 2006 et 2016. L’analyse détaille le type de dépense, « préventive » ou « curative » et la région étudiée.
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Auteur : Estelle POLETTE DE OLIVEIRA
De 2006 à 2016, les naisseurs-engraisseurs ont diminué de 9 % leurs dépenses en produits vétérinaires. Voici ce qu’a montré l’étude annuelle menée par l’Ifip à partir de la bases de données GTE. Dans le détail, sur cette période, les dépenses de santé « préventives » (vaccins et produits de conduite d’élevage) ont augmenté de 13 % (+0,46 €/100 kg de carcasse). Parmi elles, les dépenses en vaccins ont augmenté de 31 % (+0,68 €/100 kg de carcasse), alors que celles en produits de conduite d’élevages ont diminué de 17 % (-0,22 €/100 kg de carcasse). Du côté des dépenses de santé « curatives » (antibiotiqueset anti- inflammatoires injectables, et supplémentations par voie orale), celles-ci ont diminué de 38 % (-1 €/100 kg de carcasse). Si, sur la première période de l’étude, entre 2006 et 2010, les dépenses en antibiotiques et anti-inflammatoires injectables ont diminué de 25 % (-0,28 €/100 kg de carcasse), sur la seconde, de 2010 à 2016, ce sont celles en supplémentations par voie orale qui ont diminué de 40 % (-0,58 €/100 kg de carcasse). La comparaison de ces dépenses par zone géographique (Bretagne et Hors Bretagne) montre des évolutions différentes. Si globalement les élevages bretons dépensent plus en produits vétérinaires que ceux des autres régions, les dépenses « préventives » en Bretagne augmentent depuis 2011 alors que celles des autres régions ne progressent plus depuis 2014. Ainsi, de 2014 à 2016 l’écart de dépenses entre les deux zones géographiques s’est accentué. En revanche, les dépenses « curatives » les deux zones diminuent de manière similaire sur la période étudiée sauf en 2016 où les dépenses « curatives » hors Bretagne ont diminué de 28 % alors que celles de Bretagne sont restées stables.
Cette étude confirme une forte baisse des dépenses de santé curatives sur 10 ans, incluant les dépenses en antibiotiques, et une hausse des dépenses en vaccins. Cette diminution du niveau des traitements curatifs montre que l’amélioration de la situation sanitaire des élevages, le développement de nouveaux vaccins ainsi que la mobilisation et l’engagement de toute la filière porcine française ont porté leurs fruits. Une bonne nouvelle qui va dans le sens d’une meilleure maîtrise des dépenses de santé afin d’optimiser les coûts de production et d’une moindre résistance bactérienne permettant de préserver l’arsenal thérapeutique existant.