À la journée dédiée à l’économie organisée la semaine dernière par l’Ifip, Christine Roguet est revenue sur les atouts et les défis de la filière porcine française.
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Auteur : Anne-Solveig Aschehoug
« Après plus de 20 ans au pôle économie de l’Ifip à réaliser des études visant à décrire les dynamiques d’évolution des élevages à l’échelle nationale, régionale et chez nos concurrents européens et des pays tiers, j’en suis arrivée à la conclusion que le modèle français présente des spécificités fortes qui peuvent constituer une force », a commencé Christine Roguet, agroéconomiste du pôle économie à l’Ifip, lors de la toute première présentation de la première journée dédiée à l’économie de l’Ifip qui se tiendra désormais tous les 2 ans.
« Depuis les années 1990, la France est le 3e pays producteur de porc de l’Europe derrière l’Espagne et l’Allemagne et réalise 10 % de la production de l’Union européenne, énonce-t-elle. Et notre pays présente une première spécificité par rapport à ses concurrents européens : c’est un pays équilibré et résistant, c’est-à-dire que les courbes de production et de consommation se superposent parfaitement, l’export est égal à l’import et cette évolution se fait sans à-coups dans une légère tendance à l’érosion. Les autres pays se divisent en deux : les conquérants (Espagne et Allemagne) et les commerçants de longue date (Danemark et Pays-Bas). »