Découverte macabre de L214
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- Auteur : Florent HOFMANN
Évidemment, L214 ne compte pas s’arrêter là. Cette dernière réclame une enquête administrative et a d’ores et déjà annoncé un dépôt de plainte « pour cruauté et abandon d’animaux auprès du procureur de Saint-Brieuc » . Par ailleurs, l’association pointe du doigt les services vétérinaires, ainsi que la Cooperl : « Ni les services vétérinaires du département, ni la Cooperl n’ont été capables d’identifier les défaillances de l’éleveur et encore moins de pallier ses carences », juge-t-elle.
Stupéfaction chez Cooperl
Cooperl n’a pas tardé à réagir en qualifiant également les images d’ « insoutenables » dans un communiqué de presse. Et d’ajouter : « Au vu de l’état des cadavres, de leur disposition et de l’absence de traces de bagarre sur le cuir, le vétérinaire conclut à une mort des porcs qui remonte à environ huit mois, des suites d’un étouffement brutal dont l’éleveur n’a informé ni la coopérative ni son vétérinaire. Ces animaux ne sont pas morts de faim. » Le groupement précise également que le site d’engraissement avait été fermé fin mai 2020 par l’éleveur à la demande de son vétérinaire et que les derniers animaux ont été ramassés le 14 mai 2020. « Au vu de la vidéo, les animaux morts étouffés sont restés sur place sans que la coopérative et la société d’équarrissage en soient informées » , regrette la coopérative.
Dans son communiqué, Cooperl explique que l’éleveur est propriétaire d’un autre site de naissage dans lequel sont élevés des truies et une partie des porcs ; l’autre partie étant confiée à des éleveurs faconniers . Par ailleurs, la coopérative tient à rassurer les consommateurs en précisant que les porcs provenant de l’éleveur en question ne sont commercialisés sous aucun des cahiers des charges de la coopérative. Et qu’ils font tous « l’objet d’une inspection sanitaire réglementaire à l’abattoir par les services vétérinaires de l’Etat. »
Cooperl rappelle que cet autre élevage a été suivi de très près. Il avait d’ailleurs fait l’objet de mises en demeure afin de mettre en place desactions correctives. La coopérative lamballaise évoque « la fragilité morale et financière de l’éleveur, dont la société est placée en redressement judiciaire » . Elle indique qu’elle continue « à accompagner cet éleveur pour l’aider à quitter le métier ».
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