[Dossier Allemagne 7] « L'élevage porcin conventionnel manque de soutien politique »
Alors que l’heure est au déficit de porcelets important en Allemagne, Martin Wimmer a dédié son élevage au naissage. Un virage qu’il estime avoir pris à temps.
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Auteur : Yves Montjarret
Martin Wimmer a dédié son élevage au naissage et est passé de 300 à 900 truies en 2016. Un choix porteur à l’heure où le déficit de porcelets est important en Allemagne. Un virage qu’il estime avoir pris à temps, avant que l’absence de visibilité face aux normes désormais en constante évolution rende tout agrandissement impossible.
En dix ans, le cheptel allemand a diminué de 24,6 % et le nombre d’élevages a baissé de 42,1 %. Pensez-vous que cette décapitalisation massive va continuer dans les prochaines années ? Et pourquoi ?
La réduction du cheptel est actuellement ralentie dû aux bons niveaux de prix des deux dernières années. Mais à la prochaine baisse des cours, d’autres d’entreprises stopperont leur activité. De nombreuses exploitations sont vieillissantes. Et pratiquement aucune nouvelle unité de production n’a été construite au cours des 5 à 10 dernières années. En effet, les exigences réglementaires sont si vagues et si peu fiables qu’il est impossible de planifier l’avenir correctement. En engraissement, les exploitations...
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