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Élevage de mâles entiers : bilan de 9 ans d'expérience Cooperl

Neuf ans après le lancement de son cahier des charges Porc Bien Être intégrant l’élevage de mâles entiers, la coopérative Cooperl dresse un bilan très positif de cette stratégie, notamment concernant les avantages technico-économiques. Des résultats confirmés par Stéphane Morice, éleveur-naisseur engraisseur à Caden (56).
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Estelle POLETTE DE OLIVEIRA
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Avec un travail global réalisé sur les facteurs périphériques, certains éleveurs réussissent à descendre durablement à moins de 0,5 % de mâles odorants.
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Édouard Marcault, responsable du service économique Cooperl
Un véritable coup de tonnerre ! Souvenez-vous en 2012 lorsque, à l’époque, Cooperl Arc Atlantique a annoncé se lancer dans l’élevage de mâles entiers. Les débats étaient enflammés. En plus des avantages liés au bien-être animal, à l’environnement et au gain de main-d’œuvre, c’est  surtout l’intérêt technico-économique pour les éleveurs qui était avancé par le groupement. Les opposants à la démarche criaient, quant à eux, au manque de fiabilité et d’objectivité de la méthode de détection des carcasses odorantes, faisant à leurs yeux, prendre un risque à l’ensemble de la filière. Aujourd’hui, Cooperl conserve ses positions et se targue de neuf années d’expérience sur le sujet. Avec maintenant 83 % de sa production en mâle entier, soit 4,7 millions de porcs produits par an, la coopérative avance des chiffres dont la robustesse est indéniable. « L’arrêt de la castration, pour la majorité des élevages, n’a eu que des bénéfices, confirmés par de très bons résultats techniques et économiques » , débute Édouard Marcault, responsable du service économique Cooperl. Et de détailler, « l’un des avantages du mâle entier est de mieux  valoriser l’aliment que les mâles castrés et que les femelles. Cela permet d’améliorer l’indice de consommation (IC) et de contribuer à la diminution des rejets dans l’environnement. En 2019, la moyenne des producteurs Cooperl a atteint 2,68 d’ICglobal contre 2,84 pour le reste du département. Sur les neuf dernières années, l’écart est resté constant à -0,16 point d’ICglobal en faveur de nos adhérents » . (Voir graphique n° 1)