Brumisation. Une pluie de bienfaits oui, mais...
se refroidit… Bien sûr le principe, mais à condition qu’elle soit utilisée à bon escient. Le point avec Yvonnick Rousselière de l’Ifip.
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- Auteur : Claire Walbecque
élevées, plus le refroidissement sera important.
BIEN GÉRER LES QUANTITÉS D’EAU AJOUTÉES DANS LES SALLES
Entre la brumisation basse et haute pression, plusieurs systèmes existent sur le terrain. « La brumisation haute pression, supérieure à 50 bars, est à conseiller par rapport à la brumisation basse pression et, surtout, à l’utilisation de gicleurs de prétrempage que l’on voit parfois sur le terrain » , commente Yvonnick Rousselière. L’idée étant de contrôler au mieux les quantités d’eau apportées dans les salles et d’atomiser le plus possible les gouttelettes. En effet, les gouttes d’eau projetées par les rampes basse pression sont généralement trop grosses pour pouvoir s’évaporer entièrement avant de retomber sur le dos des animaux ou sur le sol et les murs. « Les gicleurs apportent des quantités d’eau trop importantes, qui avec l’inertie thermique des bâtiments en été, entraînent parfois un effet inverse, ajoute l’ingénieur. Si en plus le chargement dans les salles est élevé et le système de ventilation vieillissant… on obtient une équation terrible ! » . Même remarque pour une utilisation en maternité : une brumisation mal réglée entraînerait une retombée d’eau sur le sol, voire sur les porcelets, source d’inconfort et même d’arthrites.
LES SONDES EN RENFORT
Sur le marché, il existe différents systèmes de brumisation : mise en route manuelle ou automatique, système de temporisation ou non par exemple. Certains modèles sont d’ailleurs équipés d’un régulateur qui déclenche la projection
en fonction des besoins et des données collectées par des sondes de température et d’hygrométrie, offrant ainsi une
maîtrise précise des paramètres d’ambiance. « Globalement, il faut privilégier des séquences de brumisation courtes et fréquentes plutôt que des séquences trop longues qui risquent de saturer l’air et de faire couler de l’eau sur le sol et les animaux » , résume
Yvonnick Rousselière, tout en précisant qu’un intervalle entre 40 secondes et une minute toutes les cinq minutes permet
généralement à l’humidité de s’évaporer et ainsi d’optimiser le processus de refroidissement. L’installation des systèmes de brumisation est facile et généralement peu onéreuse, surtout si l’on compare au cooling. Mais, comme tout matériel, ils nécessitent un certain entretien : nettoyage des buses, maintenance de la pompe, étalonnage des sondes… Tout comme les systèmes de ventilation d’ailleurs ! Car, installer une brumisation sans qu’elle ne soit couplée à un système de ventilation performant est à proscrire.
(1) CDPQ : Comment diminuer l’impact des températures chaudes durant l’été, 2003.