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La sécurité des agriculteurs renforcée

Le 23 juillet, Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur et Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, ont annoncé un plan pour renforcer la sécurité des agriculteurs et des exploitations.
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  • Modifié :
  • Auteur : Anne-Solveig Aschehoug

Chaque année, plus de 15 000 atteintes aux biens sont recensées dans les exploitations agricoles : vols de matériel agricole, de cultures, d’animaux, dégradations, rodéos sauvages, raves-parties. «  Ces actes sont inacceptables et mettent en péril directement l’activité des agriculteurs et au-delà la souveraineté de notre pays  », note le communiqué du ministère de l’Agriculture.

Aussi, le gouvernement renforce sa mobilisation. Plusieurs actions sont déjà engagées avec objectif clair : mieux prévenir, mieux protéger, mieux sanctionner.

—     Un partenariat renforcé entre gendarmerie et monde agricole  : de nouvelles conventions départementales comme celle signée le 23 juillet dans le Val-d’Oise visent à lutter contre les rodéos et les dépôts sauvages.

—     Le dépôt de plainte facilité et l’information améliorée  : dans les mois à venir, les 2 ministères travailleront pour simplifier le dépôt de plaine directement sur les exploitations agricoles. Le but, informer les agriculteurs sur leurs droits et les recours existants.

—     Mieux tracer les matériels agricoles volés  : les ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur vont travailler en commun avec les constructeurs de matériel agricole pour améliorer la traçabilité des équipements et faciliter l’identification des réseaux de délinquance.

—     Durcir les sanctions et mieux qualifier les infractions  : des pistes législatives sont à l’étude à travers la proposition de loi portée par le député Xavier Breton créant un délit d’entrave aux activités agricoles en cas d’intrusion dans une exploitation. Cette mesure aura pour mission de combler un vide juridique. 

 «  Ces atteintes régulières à l’encontre de nos agriculteurs ne sont pas seulement des délits : ce sont des attaques contre ceux qui nous nourrissent. Elles provoquent une détresse économique, mais aussi morale. Il est de notre responsabilité de protéger ceux qui défendent chaque jour notre souveraineté alimentaire. S’en prendre à un agriculteur, c’est s’en prendre à l’intérêt général. L’autorité ne s’arrête pas aux limites des métropoles : elle doit aussi être respectée dans les champs et dans les cours de ferme  », a rappelé Annie Genevard , ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.