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Souveraineté alimentaire : Christiane Lambert nommée référente du groupe viandes blanches

Dans le cadre du « Grand réveil alimentaire » lancé par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, Christiane Lambert, présidente de la Fict a été nommée référente viandes blanches qui rassemble les acteurs des filières porc, volailles, lapin, œufs, foie gras. 
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  • Modifié :
  • Auteur : Anne-Solveig Aschehoug
Christiane Lambert, présidente de la Fict et du groupe Viandes blanches du Grand réveil alimentaire

Lundi dernier 8 décembre, lors du grand rendez-vous organisé par le ministère de l’Agriculture à Rungis. Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, a déclaré que « la guerre agricole se prépare », elle a donc lancé des ateliers avec des groupes référents pour chaque production agricole. Ainsi, Christiane Lambert a été nommée référente du groupe Viandes blanches (porc, volailles, lapin, œufs, foie gras). Sa feuille de route sera « ambitieuse ». « Nous avons à :

  • produire davantage en France pour réduire des dépendances et les importations moins-disantes
  • distribuer l’alimentation à des prix accessibles pour les consommateurs avec un juste partage de la valeur,
  • contribuer à l’équilibre alimentaire mondial grâce à nos exportations.

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a rappelé que la souveraineté alimentaire est un enjeu crucial pour notre pays, et qu’elle repose sur la production, la transformation et la distribution alimentaire sur le territoire national », a indiqué Christiane Lambert sur son compte LinkedIn.

De manière concrète, les groupes de travail sont composés des présidents et vice-présidents des conseils spécialisés de FranceAgriMer (FAM), des interprofessions, ainsi que des représentants de tous les maillons de la chaîne de valeur, les instituts techniques et la recherche (Inrae). Ces groupes de travail auront la possibilité de saisir des experts : agronomes, climatologues, sociologues de l’alimentation et des grands témoins.

À l’échelle régionale, les préfets de région se voient confier la déclinaison territoriale du dispositif.

– d’ici mi-janvier, ils transmettront une contribution libre valorisant les actions déjà engagées dans leur région (contrats d’objectifs, Varenne de l’eau, etc.)

– à compter de mars 2026, une déclinaison « opérationnelle » sera conduite dans chaque région avec les Conseils régionaux, les chambres d’agriculture, les coopératives, les acteurs privés et les financeurs.

Ces conférences de la Souveraineté alimentaire sont un exercice inédit pour fixer les ambitions de la France en tenant compte des évolutions de marché mondiales, européennes et nationales, du contexte géopolitique, de l’impact du changement climatique et de la disponibilité des ressources.

Les travaux de ces conférences doivent mener à des objectifs de production pour une cohérence intra-interfilière et une cohérence vis-à-vis des politiques publiques et stratégies interministérielles en tenant compte des ambitions agricoles et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, préservation des ressources en eau, biodiversité, emploi rural, géopolitique…

Selon le ministère de l’Agriculture, ces conférences doivent aboutir à un plan national de production et de transformation à horizon de 10 ans. Il en sortira un rapport final lors d’une conférence nationale de la souveraineté alimentaire au 2semestre 2026, qui marquera le lancement officiel d’une stratégie française de souveraineté alimentaire. 

En parallèle, une consultation citoyenne pour un « grand Réveil alimentaire » a été mise en ligne pour que le grand public puisse donner son avis et ses idées pour élaborer la stratégie de reconquête de la souveraineté alimentaire française.

De premières conclusions sur les ambitions de production seront présentées au salon international de l’agriculture fin février 2026. Et le plan national de production et transformation à 10 ans est attendu cet été.