Prix payés, la FNP demande l’arrêt du « massacre »
Le 15 septembre, par voie de communiqué, la Fédération nationale porcine (FNP) s’inquiète de la chute de 23 ct €/kg du prix de base pour les éleveurs et donne son point de vue suite à l’annonce chinoise sur les taxes antidumping provisoires.
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Auteur : Anne-Solveig Aschehoug
« D’après les derniers chiffres de FranceAgriMer, depuis un an, nous observons une reprise des volumes d’abattage de 1,1 % avec plus de 170 000 tonnes en août et une progression des volumes consommés de 2,1 % en juillet,indique la FNP par voie de communiqué, ce lundi 15 septembre. Or, depuis le 21 juillet, l’aval de la filière impose une baisse brutale de 23 ct €/kg du prix de base pour les éleveurs qui perdent à nouveau de 3 à 17 ct €/kg comparés à leurs concurrents européens. »
En parallèle, la Fédération nationale porcine ajoute : « l’import de produits porcins en France repart à la hausse avec + 3,1 % en viandes et + 4,8 % en charcuterie, surtout d’Espagne, d’Allemagne, du Danemark et d’Italie. L’export français vers la Chine n’est que de 150 000 t en majorité d’abats, la France représentant 5 % de l’export européen. »
Et, elle précise que suite à l’annonce faite par la Chine de la mise en place d’une surtaxe de 20 % pour la majorité des exportateurs français en représailles de la taxation par l’Europe des véhicules électriques chinois, « l’impact serait, selon l’Ifip de l’ordre de 8 ct €/kg sur le prix français et de 12 ct €/kg au niveau européen. »
Aussi, elle s’insurge : « hors de question que cette surtaxe impacte encore le prix payé aux éleveurs et hors de question que le porc français recule sur les étals » et elle ajoute que cela « sera vérifié dans les jours qui viennent ».