Tags injurieux dans plusieurs élevages finistériens
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- Auteur : Estelle Polette De Oliveira
« Depuis plusieurs mois, les actes d’agribashing (intimidations, intrusions, vols, attaques,...) ne cessent d’augmenter, dans un contexte où certains élus politiques attisent les braises » , expliquaient ce matin les représentants agricoles visés lors d’une conférence de presse. L’occasion de rappeler qu’en 2019, selon le ministère de l’Intérieur, les atteintes à l’encontre du milieu agricole étaient en hausse (+1,5% par rapport à 2018) et ont atteint les 15 000 actes déclarés en France. Face à ce constat, la cellule « Demeter » a été créée fin 2019 pour lutter contre les intrusions illégales et contre l’agribashing. Christophe Castaner a d’ailleurs réaffirmé en février dernier sa position : « la mise en cause systématique du monde agricole est inacceptable » .
L’une des inscriptions honteuses portées sur des bâtiments d’élevage de ma circonscription. Les auteurs doivent être recherchés : il s’agit d’atteintes scandaleuses à l’honneur de la profession agricole qui mérite respect, considération et soutien. pic.twitter.com/2vc8oQah26
— Richard Ferrand (@RichardFerrand) August 28, 2020
Réactions de la classe politique
FNSEA bashing
Parmi les tags retrouvés dans l’exploitation de Jean-Alain Divanac’h, l’un compare la FNSEA à la « mafia ». Si ce n’est pas la première fois que le syndicat est touché par ce type de propos, ses représentants s’insurgent : « le FNSEA bashing s’inscrit dans une vision caricaturale à souhait de l’agriculture. Il y aurait d’un côté les gentils agriculteurs bio et de l’autre, les méchants agriculteurs productivistes de l’agrobusiness, taxés FNSEA » . Et de rappeler que « le réseau des FDSEA accueille tous les agriculteurs et tous les types d’agriculture, peu importe la taille de leurs exploitations ».
Évoqués également lors de la conférence de presse : les éventuels intérêts de Xavier Niel (Free, Le Monde) au travers des soutiens au Référendum d’Initiative Partagée « référendum pour les animaux » . En effet, d’après la FDSEA 29 et JA 29, le fonds d’investissement de l’homme d’affaires soutiendrait une start-up qui fabrique du "bacon" à base de plantes. « Sous couvert de la cause animale, il défend ses propres intérêts » , expliquent les syndicalistes. Par ailleurs, ils dénoncent « l’irresponsabilité de certains élus politiques » puisque 128 parlementaires ont déjà soutenu cette démarche, à l’image de Jean-Charles Larsonneur. À l’inverse, certains députés comme Didier Le Gac dans le Finistère se sont opposés à ce Référendum.