UGPVB : une AG haute en couleurs
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- Auteur : Elisa Taurin
« Nous devons résister et nous préparer pour des jours meilleurs. » Tel est le message qu’a souhaité passer Michel Bloc’h, président de l’Union des Groupements de Producteurs de Viande de Bretagne (UGPVB), aux éleveurs porcins, le 3 décembre dernier à l’occasion de l’assemblée générale du syndicat. Pour lui, la résistance doit se faire à deux niveaux. D’abord, au marché du porc breton (MPB). Pour cela, il affirme que « la mise en avant du Porc Français est stratégique, c’est un axe majeur pour résister. Sur ce point, je me félicite que nous ayons décidé à Inaporc d’accroître les moyens de promotion du LPF. Désormais, c’est aux distributeurs, salaisonniers et restaurateurs hors foyer de conforter la mise en avant du Porc Français auprès des consommateurs ». Ensuite, il est essentiel que les éleveurs résistent aussi individuellement. Les organisations de producteurs ont leur rôle à jouer dans la mise en œuvre de moyens personnalisés, notamment en matière de trésorerie et ceci pour consolider la situation financière en élevage.
« Être au rendez-vous de la reprise »
« L’avenir d’Inaporc dépendra de sa gouvernance »
Autre sujet brûlant évoqué lors de cette assemblée générale : « L’avenir d’Inaporc dépendra de sa gouvernance. » Le syndicat explique que, comme il l’avait demandé, un séminaire s’est tenu en septembre concernant les missions et la gouvernance de l’interprofession porcine. « A ce jour, j’exprime un doute par rapport aux orientations travaillées en séminaire avec toutes les familles , commente Michel Bloc’h. A titre d’exemple, nous n’acceptons pas que l’interprofession affiche publiquement, dans le cadre d’une conférence de presse, que les éleveurs sont prêts à castrer sous anesthésie grâce aux formations Inaporc, alors même que rien n’a abouti à ce jour sur la valorisation des animaux castrés et que le conseil d’administration s’était prononcé en faveur d’une conférence de presse centrée sur la promotion du LPF. Sur le dossier castration, depuis plusieurs mois, l’interprofession avance pour servir l’Etat et l’aval sans écouter. Nous en prenons acte et informerons les éleveurs. » Ainsi, l’UGPVB attend des changements concernant le mode de fonctionnement d’Inaporc.