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SINS : êtes-vous concernés ?

Le syndrome SINS est caractérisé par la présence de lésions cutanées chez le porcelet de moins de 4 jours au niveau des oreilles, de la queue, des talons, de la bande coronaire, des tétines et de la face. Le professeur qui l’a mis en évidence en Allemagne estime que 100 % des élevages sont touchés. Qu’en est-il en France ? ADM a mené l’enquête.
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  • Modifié :
  • Auteur : Françoise Foucher
-Lésion caractéristique du SINS sur un jeune porcelet ©Anne-Solveig Aschehoug

Lors des dernières Journées de la recherche porcine, ADM présentait les résultats d’un essai mené sur le SINS Swine inflammatory and necrosis syndrome , syndrome inflammatoire et nécrotique porcin.

Entre septembre et décembre 2022, la firme-services ADM a examiné 2 377 porcelets nouveau-nés de 0 à 4 jours d’âge (n’ayant pas subi d’interventions de caudectomie et castration) issus de 164 portées provenant de 16 élevages du grand Ouest.

Évaluer la prévalence

L’objectif était d’évaluer la présence de lésions cutanées au niveau des oreilles, de la queue, des talons, de la bande coronaire, des tétines et de la face pour estimer la prévalence du syndrome SINS dans les élevages français.

L’effectif moyen des élevages était de 329 truies présentes (entre 140 et 580 truies). Les porcelets étaient sevrés à 21 jours dans 10 élevages et à 28 jours dans 6 élevages. 6 génétiques femelles et 3 génétiques mâles étaient utilisées. Les élevages sevraient en moyenne 13,5 porcelets par portée (variant de 10,8 à 17) : un échantillon jugé représentatif de la diversité des conduites d’élevage et des performances que l’on peut rencontrer sur le terrain en France. 

85 % des porcelets touchés / 100 % des élevages

Résultat : dans cette étude, 85,8 % des porcelets présentaient au moins une lésion.

Les régions du corps les plus touchées étaient 

  • le talon (61,4 %)

  • et la bande coronaire (58,6 %).

Inversement, étaient moins touchées :

  • les oreilles (10,8 %),

  • les tétines (12,9 %)

  • et la face (16,9 %)

La fréquence de ces lésions inflammatoires précoces est donc très élevée, et la totalité des élevages sont concernés. Des observations cohérentes avec le tableau clinique du Syndrome inflammatoire et nécrotique porcin, tel que décrit en Allemagne par l’équipe du professeur Reiner en 2019.

Pour en savoir plus,
rendez-vous jeudi 12 décembre à 9 h 15,
pour notre émission ELO Santé Nutrition consacrée au SINS.

En présence de Sandy Micout et Hervé Fortune, spécialistes porcins de la firme-services ADM. L’éleveur Alain Gicquel sera également présent en studio avec Florence Mayette, la responsable technique et sanitaire porc de son fabricant d’aliment Nutrea.

 

Pour assister gratuitement à ELO Santé-Nutrition, en live ou en replay , il vous suffit de vous inscrire sur le site de Porcmag : c'est là !