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Culture viande interpelle le gouvernement

Les entreprises françaises des viandes réunies au sein du syndicat Culture Viande tirent la sonnette d’alarme : le secteur serait proche de l’effondrement.
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Anne-Solveig ASCHEHOUG

Après la décapitalisation historique : le cheptel porcin a diminué de 6 % depuis le début de l’année, le recul des abattages, la flambée des coûts des intrants industriels (transport, emballage, salaires, énergie), la pression incessante des distributeurs, la progression continue des importations, le secteur enregistre un effondrement des prix des coproduits imposés aux abattoirs par les équarrisseurs et transformateurs ce qui met en danger les entreprises et leur équilibre économique.
Selon Yves Fantou , président de Culture viande : « c’est un véritable coup de massue pour nos entreprises qui ont été mises devant le fait accompli. Pour que l’élevage français puisse être valorisé au mieux, il faut que l’ensemble des maillons de la filière viande soit viable. Pour les entreprises du cœur de la filière, l’inquiétude est forte pour certaines, il est déjà peut-être trop tard. »
Selon l’observatoire des prix et des marges de mai 2023, le taux de marge nette est passé de 2 % à seulement 0,5 % entre 2021 et 2022 pour la viande porcine.

Un plan d’aide face aux dépenses d’énergie

Culture Viande ajoute : « L’élevage et l’abattage ont des destins liés, notre inquiétude avec cette dégradation des prix des coproduits c’est de ne plus pouvoir assurer aux éleveurs une juste rémunération. Nos entreprises sont en grand danger et avec elles l’ensemble de notre filière. »
Aussi le syndicat demande au gouvernement « un signe fort de soutien » en permettant à toutes les industries agroalimentaires de la viande d’accéder aux aides « énergie » sans pour autant créer de distorsion de concurrence au sein du secteur. Aussi les industries agroalimentaires françaises des viandes de boucherie demandent un plan adéquat et renforcé d’aide de leurs dépenses énergétiques et des mesures fiscales adaptées dans le futur projet de loi de Finances 2024.