Nicolas Bouzou : « Se battre contre la vision romantique de l’agriculture ! »
Économiste et fondateur du cabinet d'études et de conseils économiques Asterès, Nicolas Bouzou faisait partie des invités à l'assemblée générale de l'interprofession Inaporc. Il en a profité pour délivrer quelques messages à la filière porcine.
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Auteur : Anne-Solveig ASCHEHOUG
Invité lors de l’assemblée générale d’Inaporc, Nicolas Bouzou a rappelé : « la souveraineté alimentaire, ce n’est pas la fermeture, ce n’est pas le protectionnisme, c’est être capable d’être autonome. Souvent nos problèmes agricoles ou industriels ne tiennent pas au fait qu’on ne se protège pas mais parce qu’on freine nos activités. Il est donc nécessaire de lever ces freins en libérant les forces de production plutôt que jouer le protectionnisme. L’idée est d’être plus ambitieux. Et je ne partage pas le fait que la seule solution viendrait de la valeur ajoutée. Les filières agricoles et agroalimentaires se sont effondrées depuis 20 ans, mais cet effondrement est masqué par le succès de la filière boisson. Notre part de marché à l’export agricole et agroalimentaire a perdu 1 point en 20 ans alors que les échanges agricoles ont quasi doublé dans le monde. On perd des parts de marché à l’intérieur de l’Europe au profit des Allemands et des Néerlandais, pas des Canadiens ! Cela renvoie à deux sujets : la surtransposition des normes européennes en France et la difficile concurrence de l’Allemagne et des Pays-Bas. »
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Nicolas Bouzou : « Se battre contre la vision romantique de l’agriculture ! »