Alors que le SIA a ouvert ses portes samedi 21 février, le syndicat national de l’industrie de la nutrition animale présente 4 actions prioritaires à mener et réaffirme son soutien en faveur de la souveraineté alimentaire.
Publié :
Modifié :
Auteur : Anne-Solveig Aschehoug
« Le secteur de la nutrition animale joue un rôle charnière pour la souveraineté alimentaire du pays, indique par voie de communiqué le Snia. Il est indispensable au redéploiement de l’élevage sur le territoire pour répondre à la demande des marchés et lutter contre les importations, il participe aussi à la valorisation de l’agriculture puisque les ¾ des matières premières utilisées par les fabricants d’aliments composés sont d’origine française. »
Aussi, pour répondre aux objectifs fixés par les conférences de souveraineté, « la production d’aliments composés pour animaux devra progresser de 1,2 % par an d’ici 2030 pour atteindre plus de 20,8 Mt. Pour cela, le secteur estime qu’il aura besoin de 150 M€ en 5 ans pour augmenter les capacités de production des 287 usines d’aliments du territoire, qui viendront compléter les 180 M€ déjà investis chaque année. Augmentation des capacités de stockage, de production, d’automatisation, de robotisation… sont les principaux postes sur lesquels le secteur devra investir pour répondre aux enjeux des 10 années à venir. »
4 actions prioritaires
Inscrire dans la loi : simplification et évolution du cadre réglementaire pour inciter à produire et à transformer. Évaluer toute mesure réglementaire au regard de l’objectif de souveraineté alimentaire et mener une revue technique des réglementations existantes.
Poursuivre les travaux sur les enjeux de la nutrition animale en matière de souveraineté alimentaire : aider les agriculteurs à produire des protéines végétales compétitives pour l’élevage et revoir/renforcer le plan protéines en France et en Europe.
Engager une politique industrielle en Europe favorable à la production de vitamines et acides aminés. Plus de compétitivité en facilitant la logistique des livraisons d’aliments et une meilleure intégration des solutions professionnelles (normalisation du calcul des valeurs « carbone » et imaginer une valorisation économique de la performance environnementale.
Inciter les entreprises à investir en mettant en place un suramortissement pour les investissements reconnus en faveur de la souveraineté alimentaire.