Depuis les années 2000, le nombre d'abattoirs a chuté atteignant 157 structures en 2024. Fin 2023, trois lignes d'abattage ont annoncé leur arrêt : Le Neubourg, Sablé-sur-Sarthe et Celles-sur-Belle. En 2024, ce sont une dizaine d'abattoirs en difficultés (plutôt des petites structures) tels que Quintin ou encore l'abattoir du Cotentin. Une situation liée à des prix records du porc, à la hausse des charges énergétiques et au manque de porcs à abattre. Mais la France résiste un peu mieux que ces voisins du Nord. La restructuration est de rigueur en Allemagne, au Danemark et aux Pays-Bas. 12 sites sont ainsi concernés chez Tönnies, Danish Crown et Vion par cette conjoncture. En France, l'adéquation entre production, abattage et consommation a permis de résister.