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[Dossier Japon 1] Malgré un cours à 3,80 €/kg, les éleveurs souffrent de la hausse des coûts de production

Bien que le cours du porc se maintienne à 609 yens (3,80 €), il est loin de couvrir l'explosion des coûts de production, ce qui incite les éleveurs à avoir recours aux co-produits.
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  • Auteur : Yanne Boloh
-Sur l'île d'Hokkaido, entrée de la ferme de Viktory Pork. Crédit photo : Solenn Delhaye-Boloh

En 2022, bien que le prix du porc soit retombé sous celui de 2020 et 2021, la moyenne sur trois ans est restée supérieure à celle de 2019 à 609 yens (3,80 €) contre 535 yens (3,40 € avant la pandémie de Covid). Mais cela est loin de couvrir l’explosion des coûts. Le cours du porc dépend de la région. Il est déterminé principalement par le réseau JA (Japan Agriculture) dont l’activité rassemble l’équivalent des missions des chambres d’agriculture et des coopératives amont en France. Le réseau collecte aussi les animaux avant de les céder aux abatteurs et les contrats sont donc en général signés à trois : l’éleveur, JA, l’abatteur. « Dans certaines préfectures, des associations de producteurs participent aux négociations. C’est le cas sur Hokkaido », explique Ryota Nakaoka , directeur de Victory Pork, à Tomakomai - Hokkaido.

Face aux aléas, les éleveurs sont soutenus par le fonds dit « Marukin » qui, alimenté par le gouvernement (pour 75 %) et les producteurs (25 %), intervient pour couvrir jusqu’à 90 % des pertes si les coûts excèdent les recettes. Mais la poussée des cours des matières premières importées a été telle l’an dernier que les réserves sont très amoindries.

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