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Vent debout contre le PLOA en discussion à l’Assemblée

Depuis mercredi, le 15 mai, le projet de loi d’orientation agricole (PLOA) porté par le gouvernement Attal est débattu à l’Assemblée nationale. Plus de 4 500 amendements ont été déposés. Ce projet de loi réussit le pari de rallier contre lui tous les bords politiques et toutes les obédiences syndicales et interprofessionnelles ! La FNP n’est pas en reste.
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  • Auteur : Françoise Foucher
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Dans un communiqué commun, en date du 15 mai, la Fédération nationale porcine s’associe à Confédération française de l’aviculture pour s’indigner du rejet de leurs demandes de simplification et de sécurisation pour la modernisation des élevages de porcs et volailles.

Des demandes jugées irrecevables

Elles expliquent : «  Par deux fois en quelques jours, les demandes légitimes et pragmatiques des éleveurs de porcs et de volailles de faciliter la modernisation de leurs bâtiments par amendements ont été qualifiées d’irrecevables : d’abord par la Commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale puis, le 14 mai 2024 au début de l’examen du projet de loi d’orientation, par le secrétariat et la Présidente de l’Assemblée, et ce en dépit d’une injonction du Président de la République le 2 mai de reprendre ces amendements ! »

Simplification et sécurisation des projets d’investissement

Les deux présidents, François Valy et Jean-Michel Schaeffer rappèlent : «  Nos demandes étaient et restent orientées vers une simplification, une sécurisation et un encouragement aux porteurs de projets pour moderniser l’élevage. Nous réclamons simplement une application des textes européens.  »

Ils soulignent que «  l’enjeu majeur de nos filières est de pouvoir investir et moderniser tous nos élevages afin d’assurer le renouvellement des générations et garantir ainsi notre souveraineté alimentaire. Ce sont les deux objectifs du projet de loi, n’écartons pas l’élevage ! »

Ils concluent : «  Déclarer irrecevables ces requêtes pour de sombres arguties juridiques est une gifle aux éleveurs de porcs et volailles et à nos deux filières. »

Prochaine étape le Sénat

Les deux organisations demandent «  que le gouvernement reprenne à son compte la demande forte du Président dès l’examen en cours à l’Assemblée pour permettre d’enrichir son projet de loi ». Et déclarent travailler « dès maintenant l’examen du texte au Sénat en comptant sur une oreille plus attentive et une attitude plus respectueuse face aux demandes légitimes des éleveurs de porcs et de volailles français  ».

À suivre…

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