Japon
Un accord vient d’être conclu entre la France et le Japon pour sécuriser les exportations de viandes et abats porcins français face au risque d’introduction de la fièvre porcine africaine.
Le Japon est le deuxième importateur mondial de viande porcine. L'autosuffisance ne répond qu'à 48 % du marché national et cette situation se dégrade d'année en année.
À 60 ans, Usui Farm fait partie des derniers élevages situé entre la montagne et la ville à quelque 47 km du centre de Tokyo.
La ferme côtoie une zone résidentielle à moins de 50 mètres et souhaite être un élevage écologique et durable.
Ryota Nakaoka exploite la ferme de son grand-père à proximité de Sapporo sur l'île d'Hokkaido. Elle compte désormais 2 700 truies et il vend 70 000 porcs par an. L'entreprise emploie 42 personnes et gère 74 ha de cultures.
Après s'être formé dans une exploitation porcine à Kyushu, Tomoaki Ooya a racheté une ferme de 160 truies au sud de Sapporo. Il est désormais à la tête d'une exploitation de plus de 1 400 truies sur deux sites sans aucune terre cultivée à proximité.
La Japan Swine Farm Business regroupe 417 éleveurs soit 2 000 truies au total.
Bien que le cours du porc se maintienne à 609 yens (3,80 €), il est loin de couvrir l'explosion des coûts de production, ce qui incite les éleveurs à avoir recours aux co-produits.
Dernière escale au Japon, dans la plaine de Tokachi au sud-est de l’île d’Hokkaido, chez Hajime Ohminami, naisseur-engraisseur avec 60 truies. Il transforme et valorise toute sa production, soit 800 à 900 porcs par an.
À 47 km de Tokyo, Usui Farm a une stratégie claire : développer une production porcine domestique durable et différenciée correspondant aux goûts des Japonais.
Le Japon compte 3 590 éleveurs de porcs (- 7 % en 2022 par rapport à 2021) pour une production annuelle de près de 16,5 millions de porcs charcutiers.