Soja
L’exposition de la nutrition animale française à la déforestation et à la conversion des terres est inférieure à 0,1 % toutes filières et toutes matières premières confondues selon l’Observatoire Duralim. Le porc élevé en France affiche 0,13 % de risque potentiel, mais les produits animaux importés…
Les cours des céréales et oléagineux ont retrouvé un peu de soutien en février, mais peinent à prendre une direction franche. Les tensions internationales et les premiers retours terrain sur les conditions de cultures pour la prochaine campagne limitent les potentiels de baisse.
Malgré la fluctuation de la partié euro/dollar, qui a challengé les exportateurs, les prix ont cependant peu évolué en blé, maïs et même régressé pour le tourteau de soja. Le tourteau de colza progresse sur le marché européen de 10 €/t.
Alors que l’UE vient d’entériner le report d’un an du règlement européen contre la déforestation et la dégradation des forêts, dit RDUE, et la simplification du texte, le secteur de la nutrition animale réaffirme ses engagements pour garantir des approvisionnements durables.
Avec une croissance prévue de 1 % en volume, la nutrition animale française montre un certain dynamisme même si le segment porc enregistre une baisse de 1,5 %. Ses inquiétudes portent sur les incertitudes règlementaires et sanitaires : l’application ou non de la règlementation européenne sur la non…
La Fefac, fédération européenne des fabricants d’aliments pour animaux, en congrès à Rome, le 29 mai, pointe les incertitudes qui plombent la compétitivité des filières animales.
À quelques jours de sa mise en œuvre, prévue pour le 30 décembre 2024, le règlement européen sur la déforestation a fait l’objet d’un report de 12 mois, entériné par le trilogue des institutions européennes, Commission, Conseil et Parlement.
Règlement européen contre la déforestation et la dégradation des forêts (RDUE) : au lieu du 30 décembre 2024, les importateurs auront jusqu’au 30 décembre 2025 pour garantir les conditions de production de 7 produits concernés par la nouvelle réglementation : dont le soja.
Les entreprises de nutrition animale tirent la sonnette d’alarme. Elles disent « manquer cruellement de visibilité quant à l’offre qu’elles pourront proposer aux éleveurs en 2025 », annonce le Snia par voie de communiqué de presse.
Responsable pour 50 % de l’empreinte carbone d’une côte de porc, l’alimentation est le principal levier pour accéder au label + bas carbone. Nombreux fabricants d’aliments explorent déjà des solutions alternatives pour réduire l’impact environnemental de ses aliments sans altérer les performances…
Face à la pénurie de soja non OGM constatée sur les marchés mondiaux, les syndicats français de la nutrition animale réaffirment la nécessité de renforcer l’autonomie protéique de la France pour pérenniser certaines filières.